Paris : Sarcophages, squelettes et caveaux retrouvés au pied de l'église Saint-Germain des Prés

PATRIMOINE L’église de Saint-Germain des Prés fait l’objet de fouilles archéologiques depuis plus un mois, la maire de Paris Anne Hidalgo s’est rendue sur place, ce vendredi...

Camille Tombret

— 

Visite de la maire de Paris Anne Hidalgo des fouilles archéologiques de l'église Saint-Germain des Prés. Lancer le diaporama
Visite de la maire de Paris Anne Hidalgo des fouilles archéologiques de l'église Saint-Germain des Prés. —

Anne Hidalgo, maire de la ville de Paris, a rendu visite aux archéologues du chantier, situé square Félix Desruelles au pied de l’église Saint-Germain des Prés dans le 6e arrondissement, ce vendredi matin. Plus ancienne église de Paris et fondée au 6ème siècle, Saint-Germain des Prés fait l’objet d’une rénovation, notamment en ce qui concerne les décors peints datant du 19ème au sein de l’édifice.

La mairie de Paris prévoit des travaux d’assainissement à partir de septembre. « Pour assainir le lieu, il faut obligatoirement creuser, il fallait donc faire appel aux archéologues », explique Martial Braconnier, ingénieur chargé de la sous-direction du patrimoine et de l’histoire à la mairie de Paris.

Des fouilles préventives ont donc été organisées par le département d’Histoire de l’Architecture et d’Archéologie de Paris au sein de la direction des Affaires Culturelles depuis plus d’un mois, découlant sur une mystérieuse découverte.

Visite de la maire de Paris Anne Hidalgo des fouilles archéologiques de l’église Saint-germain des Prés.

Onze squelettes découverts

Plusieurs tombes ont été retrouvées au sud de l’église : trois sarcophages en plâtre datant de l‘époque mérovingienne et huit caveaux en pierre de l’époque carolingienne, qui renfermaient onze squelettes. « Ce site nous a également permis de retrouver les anciennes fondations de l’édifice, on voit ainsi toutes les strates allant du 6e au 19ème siècle », précise David Coxall, chef du pôle archéologie.

 

 

Les archéologues ne formulent pour l’instant que des hypothèses sur le terrain, avant d’entamer la phase d’étude dans leurs laboratoires. Il faudra donc attendre la fin des fouilles au mois de septembre pour pouvoir analyser les ossements et formuler une datation précise grâce au carbone 14. Mais il pourrait bien s’agir d’une nécropole royale. La maire de Paris Anne hidalgo s’est dite « très sensible à leur travail ».