Tour Triangle: «Vous tournez le dos à la démocratie», lance NKM à Anne Hidalgo

POLITIQUE Au Conseil de Paris, la chef de file du parti Les Républicains a critiqué l'édile…

Fabrice Pouliquen

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Nathalie Kosciusko-Morizet au Conseil de Paris, le 17 novembre 2014.
Nathalie Kosciusko-Morizet au Conseil de Paris, le 17 novembre 2014. — MEIGNEUX/SIPA

« Quand cesserez-vous de faire à Paris ce que vous critiquez partout ailleurs dans le monde ? » Nathalie Koscuisko-Morizet, chef de file des élus républicains au Conseil de Paris, n’a pas digéré la validation de la tour Triangle par le Conseil de Paris ce mardi matin.

« Cette difficulté à accepter les conséquences du vote »

Alors l’élue a pris le micro ce mardi après-midi et a profité de sa question d’actualité pour interpeller la maire de Paris « sur ses difficultés à accepter les conséquences du vote ». « Et vous ne vous encombrez pas de principes ni même de moral pour parvenir à vos fins, lance NKM à Anne Hidalgo. Ce matin, vous nous demandez de revoter sur un sujet déjà soumis au vote du conseil de Paris et rejeté alors. Et ce, le jour même où le tribunal administratif débat de votre requête de casser le premier vote. Qui peut croire ici que vous aurez cherché à casser le premier vote s’il vous avait été favorable ? »

NKM a aussi dénoncé « les manœuvres » d’Anne Hidalgo pour réclamer un amendement qui empêcherait Nathalie Koscuisko-Morizet de siéger à la métropole du Grand Paris et a fortiori de la présider. « En dépit du rejet au Sénat et malgré le désaveu de vos propres amis politiques à la commission des lois de l’Assemblée nationale, vous vous obstinez à ce que cet amendement soit redéposé. »

Les adjoints à la rescousse

« La démocratie a ses règles. [...] Les refuser, les changer à son seul bénéfice, en inventer des nouvelles en fonction de son propre intérêt, c’est tourner le dos à la démocratie. »

Anne Hidalgo n’a pas répondu directement, mais a donné la parole à deux de ses adjoints. Notamment Jean-Louis Missika, chargé de la démocratie et de l’innovation, qui a répondu sur le dossier de la métropole du Grand Paris. « Parmi les élus de la métropôle, il y a un concensus sur le fait que ce qui est prévu dans la loi initiale, à savoir 347 élus, n’est pas sérieux et ne peut pas être respecté. […]. Il faut chercher des solutions pour trouver une taille raisonnable qui se trouve autour de 200 représentants. » Et pour cette solution, Jean-Louis Missika s’est tourné vers NKM elle-même. « Car ce n’est pas au Conseil de Paris de la trouver, mais au Parlement et donc à vous, puisque vous êtes député de l’Essonne. » Il y a de l’ambiance au conseil de Paris !