Paris: NKM part en guerre contre les salons de massage

PROSTITUTION Pour la chef de file de l’opposition à Paris, ces salons de massage cachent le plus souvent des maisons closes…

Fabrice Pouliquen

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NKM à Paris, place de la République, le 7 janvier 2015.
NKM à Paris, place de la République, le 7 janvier 2015. — DECORDE CONSTANCE/SIPA

« Une hypocrisie », dénonce Nathalie Koscuisko-Morizet, chef de file des élus républicains au conseil de Paris. Dans une interview au Parisien, parue ce mardi, l’élue dénonce la prolifération des salons de massage dans la capitale.

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« Pas besoin d’être grand clerc »

Pour NKM, « il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre ce qui se passe derrière ces devantures opaques […] Tout le monde sait que le salon de massage coincé entre la boulangerie et le café est une maison close. »

Le 12 juin, l’Assemblée nationale a voté le projet de loi visant à lutter contre la prostitution et qui comprend dans sa batterie de mesures la pénalisation du client. Une mesure soutenue par Nathalie Koscuisko-Morizet. Mais, en parallèle, « on laisse se déployer à Paris des centaines de nouveaux lieux de prostitution. […] On fait comme si cela n’existait pas, c’est insupportable.

Une pétition lancée

Le groupe des Républicains de Paris dit avoir écrit au préfet de police de la capitale pour demander de renforcer les contrôles dans le cadre de la loi Marthe Richard du 13 avril 1946 qui interdit les maisons closes en France. « En 2014, seules 17 procédures judiciaires ont été engagées contre des établissements. La même année, 575 salons de massage et de relaxation étaient répertoriés », observe NKM dans le Parisien. La conseillère de Paris a aussi lancé une pétition sur son site et sur une plateforme Internet dédiée : http://stop-hyporcisie-prostitution.fr.