Régionales : Julien Dray fait son retour comme tête de liste dans le Val-de-Marne

POLITIQUE François Hollande a fait beaucoup pour son ami, qu'il avait mis à l'écart pendant la campagne présidentielle...

M.P. avec AFP

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Julien Dray sur France 5, le 14 juin 2015.
Julien Dray sur France 5, le 14 juin 2015. — France 5

Coucou le revoilà… Après plusieurs années au second plan de la vie du PS, Julien Dray fait son grand retour au sein du parti. Nommé ce week-end secrétaire national du PS dans la nouvelle direction de Jean-Christophe Cambadélis, Julien Dray sera aussi la tête de liste PS dans le Val-de-Marne, a indiqué ce lundi à l’AFP Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole du candidat PS Claude Bartolone.

Sa désignation sera formellement approuvée le 9 juillet par les militants. Selon plusieurs cadres du PS, à la région et à l’aile gauche du PS, le président de la République François Hollande a beaucoup œuvré en coulisse pour trouver un rôle de premier plan à celui qui avait été banni de son entourage au moment de la campagne 2012, jusqu’au départ de Valérie Trierweiler. Il n’avait d’ailleurs pas été investi pour les législatives qui ont suivi la présidentielle.

Le pestiféré de la campagne de 2012

C’est en effet l’ex-première dame qui avait pesé de tout son poids pour éloigner Julien Dray de François Hollande, ce que ce dernier a toutefois accepté sans trop d’hésitation alors que Dray était l’un de ses principaux conseillers. Le socialiste était alors plombé par l’affaire des montres onéreuses, qui aurait alors pu écorner l’image de Hollande « candidat normal ». Une mise au ban qui s’était cristallisée lors de son anniversaire, fêté en pleine campagne présidentielle. Il avait invité DSK, alors pestiféré, sans prévenir les ténors socialistes qui, soit avaient fait demi-tour, soit s’étaient cachés, pour honorer l’invitation au « J’ose ». Au PS, il apparaissait alors, lui aussi, comme une personnalité à éviter.

Le vice-président de la région Ile-de-France est revenu peu à peu, en coulisse, dans le paysage présidentiel, surtout après la fin de la relation entre le président et Valérie Trierweiler début 2014.

Outre Julien Dray, devraient être têtes de liste en Ile-de-France Marie-Pierre de La Gontrie (Paris), et Carlos Da Silva (Essonne).