Paris: Sept places à réaménager pour les rendre aux piétons

URBANISME Anne Hidalgo a  lancé samedi la concertation sur l'aménagement des places  de la Bastille, d'Italie, de la Nation, du Panthéon, de la Madeleine, Gambetta, et la place des Fêtes…

20 Minutes avec AFP

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Le public d'un concert, le 10 mai 2011, place de la Bastille à Paris.
Le public d'un concert, le 10 mai 2011, place de la Bastille à Paris. — P.WOJAZER / REUTERS

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a lancé samedi place de la Bastille la concertation sur l'aménagement de sept places parisiennes, promettant de redonner de l'espace public aux piétons, au détriment des automobilistes.

Ces sept places sont celles de la Bastille, d'Italie, de la Nation, du Panthéon, de la Madeleine, Gambetta, et la place des Fêtes. «Ce sont sept places de Paris que nous allons investir avec les habitants pour les transformer. On parle de places mais où est la place ? (...) Je ne la vois pas. Il s'agit de retrouver l'histoire de Paris et de ses places. Comment ? Bien sûr il y aura moins de voitures, pour donner plus de place à la promenade, aux enfants», a expliqué la maire devant quelques dizaines de Parisiens et d'élus.

Développer de nouveaux usages de l’espace

A Bastille, comme à République, «les voitures auront une place résiduelle et pas la place principale», a-t-elle prévenu. Anne Hidalgo a promis des aménagements économes, le but étant moins «l'embellissement du patrimoine» que le développement de nouveaux «usages» de l'espace.

«Mobiliers de récupération» et «végétalisation» pourront être utilisés pour délimiter les différents espaces, «avec cette sobriété et cette légèreté qui est le signe de notre temps. On ne peut pas se lancer dans des travaux où il faut effacer le passé pour inscrire sa marque», a-t-elle fait valoir.

Un budget de 30 millions d’euros

Selon la mairie, 30 millions d'euros sont prévus pour l'aménagement des sept places, qui devrait être achevé à l'horizon 2020. La place de la République -inaugurée en juin 2013 et dont le pavement a été entièrement refait- a coûté à elle seule 24 millions d'euros.

Après une première phase de consultation des habitants, cet été, s'ouvrira à la rentrée une seconde phase, pendant laquelle étudiants paysagistes ou en école d'architecture seront invités à s'inspirer des idées des Parisiens pour proposer des projets, entre lesquels la mairie tranchera.

Interrogée par la presse sur la réduction de la place de l'automobile place de la Bastille, Anne Hidalgo s'est dite favorable à la suppression du «tourne-en-rond», sur le modèle de ce qui s'est fait à République où les voitures ont été cantonnées à un côté.

« Un élément d’accélération de la transition écologique »

«Ces places sont aussi, comme l'est la reconquête des quais rive gauche et rive droite, un élément d'accélération de la transition écologique. Une ville où on est dans le brouhaha, abandonnée aux voitures, ça n'est pas une ville, surtout avec la concentration urbaine de Paris», a-t-elle souligné.