Illustration d'une piscine municipale.
Illustration d'une piscine municipale. — DESSONS/JDD/SIPA

SOCIAL

Paris: La grève dans les piscines et les équipements sportifs se poursuit

Les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) ont voté ce mercredi la poursuite de la grève dans les équipements sportifs parisiens, dont les piscines…

Un mouvement définitivement sans fin. Si l’intersyndicale CGT, FO, Supap-FSU et Sud entrevoyait mardi une sortie de conflit, la grève dans 450 équipements sportifs dont les piscines a finalement été reconduite par la majorité des agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS), réunis ce mercredi matin en assemblée générale à la Bourse du travail (10e arrondissement).

Grève dominicale dans les stades et piscines, un mouvement sans fin ?

Un bras de fer qui s’enlise, donc, dans ce conflit social qui est le plus long que la Mairie n’ait jamais connu. Contactée par 20 Minutes, l’intersyndicale n’a pas donné suite à nos sollicitations. Force ouvrière s’est refusée, elle, à « tout commentaire »

La prime qui bloque 

Depuis février 2014, les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) réclament une revalorisation de leur prime dominicale et ont, pour se faire entendre, fermé plusieurs piscines et équipements sportifs le dimanche, puis certains samedis et mercredis. D’abord de 180 euros par mois contre 44 euros initialement, la demande de l’intersyndicale pour la revalorisation de la prime est passée à 1.000 euros par an en plus de ces 44 euros. Et ce, pour près de 2.000 agents de la DJS.

Selon le Parisien, la Ville avait consenti une nouvelle avancée – pour les convaincre de mettre fin au conflit – en proposant en plus de la prime de 44 euros, une rallonge de 30 euros, assortie d’un an de rétroactivité. En vain.

Des clubs qui trinquent

En début d’année, « une vingtaine des 38 piscines de la capitale étaient encore fermées le dimanche, détaillait alors pour 20 Minutes Xavier Monrose. « Il arrive aussi que certains grands équipements sportifs de la ville soient impactés, indiquait aussi Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris en charge des ressources humaines. Des gymnases ou des stades ».

Face à la grève dans les équipements sportifs, des clubs « au bord du dépôt de bilan »

De quoi pénaliser au fur et à mesure des mois, les clubs et associations sportifs de la capitale dans l’organisation de compétitions comme financièrement. « Nous sommes au bord du dépôt de bilan », insistait en mars dernier auprès de 20 Minutes le club de judo Paris Centre, qui s’entraîne au gymnase Suzanne Berlioux, dans le 1er arrondissement. Mais malgré la poursuite de la grève, la Mairie reste de son côté confiante.

« Le vote de ce matin n’est pas représentatif des 1.800 agents de la DJS »

« Nous déplorons la décision qui a été prise. C’est un nouveau coup dur pour le dialogue social mais nous allons poursuivre les discussions avec l’intersyndical. D’autant que le vote de ce matin n’est pas représentatif des 1.800 agents de la DJS », explique à 20 Minutes, une source proche de la Mairie. Mais « les effets de la grève sont limités », assure-t-on à l’Hôtel de Ville, en détaillant 5 à 6 piscines fermées désormais chaque dimanche contre près d’une vingtaine au début sur 39. Et 2 % d’équipements sportifs fermés contre 20 % en début d’année. « En attendant, nous continuons dans la logique de ce qui a été mis en place », affirme cette même source.

La Mairie de Paris a notamment mobilisé des agents vacataires, sur la base du volontariat, en complément du redéploiement de ses personnels non-grévistes qui travaillent le week-end pour assurer l’accueil du public.