Régionales 2015 : Emmanuelle Cosse veut faire de l’Île-de-France «la région la plus écologique d’Europe »

POLITIQUE La candidate d’Europe écologie les Verts à la présidence de l’Ile-de-France entend faire une campagne offensive et veut parler conditions de vie plus que de croissance…

Fabrice Pouliquen

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Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts et candidate pour les élections régionales en Île-de-France, le 8 juin 2015 dans les bureaux d'EELV à Paris.
Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts et candidate pour les élections régionales en Île-de-France, le 8 juin 2015 dans les bureaux d'EELV à Paris. — F. Pouliquen / 20 Minutes

20 Minutes poursuit son tour des candidats aux élections régionales en Ile-de-France, prévues pour décembre prochain. Après Valérie Pécresse (UMP), c’est au tour l’écologiste Emmanuelle Cosse de répondre à nos questions.

L’ouverture d’un nouveau site internet (emmacosse.fr), fin mai, marque-t-elle le début de votre campagne ?
Ce site, alimenté par des photos, racontera les coulisses de notre campagne. Celle-ci a en fait démarré début mai, lorsque j’ai été désignée par les adhérents d’EELV tête de liste aux régionales. Depuis, on multiplie les rencontres avec les Franciliens. Je dis bien « on », parce que c’est une campagne d’équipe que je souhaite mener. Fin juin, nous monterons en puissance avec la présentation notre liste et de nouvelles propositions.

Vos dernières déclarations portent sur des sujets de politiques nationales… Comment allez-vous jongler entre votre casquette de secrétaire nationale d’EELV et celle de candidate aux régionales ?
Je me sens avant tout comme une femme engagée pour l’écologie. La fonction n’est pas ce qui importe le plus. Ces deux casquettes forment d’ailleurs un tout et certains sujets nationaux sur lesquels j’interviens sont éminemment franciliens. La pollution de l’air par exemple. Par ailleurs, contrairement à d’autres candidats, je n’ai qu’un seul mandat, celui de vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France en charge du logement.

Vous avez évoqué le souhait que les écologistes fassent le meilleur score possible à l’issue du premier tour… Avez-vous déjà fait une croix sur le second tour ?
Je ne suis pas là pour faire une candidature témoignage. Nous ne nous fixons aucune limite. Les écologistes ont beaucoup pesé sur la politique mise en place par la gauche à la région. Aujourd’hui, il faut changer de braquet. Il y a un grand besoin d’écologie en Île-de-France.

En 2010, le grand combat des verts était le Passe navigo unique qui sera instauré en septembre. Quel sera celui de la campagne de 2015 ?
Je ne vais pas l’annoncer aujourd’hui. Notre programme est axé sur une ambition forte : faire de l’Île-de-France la première région écologique d’Europe. On aime à répéter qu’elle est déjà la plus riche d’Europe. Mais les habitants en bénéficient-ils vraiment dans leur vie quotidienne ? Le Grand Paris doit être au service des habitants et non des quartiers d’affaire. L’écologie est un bon fil conducteur en la matière. Dans l’amélioration des transports, de l’habitat, mais aussi dans la recherche d’un nouveau modèle de développement économique.

Votre parti aime à rappeler que Jean-Paul Huchon n’aurait jamais pu gouverner l’Ile-de-France sans les Verts. Assumez-vous du coup son bilan ?
Oui, on l’assume et j’en suis fière. Même s’il y a eu des débats et des désaccords entre les écologistes et le reste de la gauche. Mais il y a eu aussi de belles avancées. Tout le monde revendique le Passe navigo unique aujourd’hui. La mesure n’aurait jamais été appliquée sans la détermination sans faille des écologistes sur ce dossier. Il faut aussi évoquer les budgets participatifs dans les lycées, le plan de développement de l’agriculture biologique ou encore le 1 milliard d’euros investi depuis 2010 dans le logement.

Vous étiez sceptique à l’idée d’un quatrième mandat de Jean-Paul Huchon. Claude Bartelone est-il un meilleur candidat pour le PS ?
Les deux hommes sont respectables et la candidature de Claude Bartolone est une candidature sérieuse. Mais elle semble manquer d’imagination. Face à Valérie Pécresse, qui est la candidate des privilèges et du conservatisme, on ne peut continuer à appliquer les vieilles recettes politiques. Il est temps d’inventer un nouveau modèle de développement qui place l’écologie et le bien être au cœur de nos vies.