SANTE

La légionellose frappe encore l'hôpital Georges-Pompidou

Trois patients ont été infectés, l'un d'eux est mort...

Un mauvais souvenir. L'annonce mercredi de trois cas de légionelloses à l'hôpital européen Georges-Pompidou, dans le Xve à Paris, a secoué les équipes de cet établissement où douze patients avaient déjà été infectés juste après l'inauguration, en 2000. Depuis le début de l'année, trois personnes âgées ont été infectés par la légionellose, dont un homme de 77 ans, qui souffrait d'une pathologie cardiaque lourde et est décédé.

«On a traqué tous les points d'eau, qui sont déjà munis de filtres et vérifié vingt fois plus que ce qu'exige la réglementation. Finalement, 13 points d'eau se sont avérés positifs à la légionelle, a expliqué mercredi le délégué de la prévention des maladies nosocomiales à l'AP-HP, Vincent Jarlier. C'est un drame, et un casse-tête».

La légionellose est une maladie pulmonaire provenant d'un germe qui se développe via l'eau chaude ou la climatisation. Or la présence de légionelles a été détectée dans des points d'eau froide éloignés des patients infectés. Depuis cette découverte, l'hôpital a augmenté de 1.300 à 1.500 le nombre de ses points d'eau filtrés.

Panaché d’origines

Mais le germe pourrait provenir d'ailleurs. La climatisation, très présente dans les immeubles récents du quartier de l'hôpital, pourrait être en cause. Les malades pourraient encore avoir attrapé la maladie à leur domicile. «Un panaché d'origines n'est pas non plus exclu», a aussi avancé Vincent Jarlier.

Seule certitude, «avec les précautions qui viennent d'être prises, l'hôpital peut fonctionner normalement, d'autant qu'aucune transmission inter-humaine n'est possible», a assuré mercredi la directrice de l'hôpital.