Décharges et orchidées sauvages

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L'an dernier, ils avaient repeint un local de la Croix-Rouge. Hier, une équipe de salariés volontaires de General Electric Money Bank a passé l'après-midi à ramasser les déchets. A l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, leur employeur les a envoyés mouiller la chemise sur les berges de la Seine à Bezons (Val-d'Oise). En langage d'entreprise, cela s'appelle du « team building », c'est-à-dire de la motivation d'équipe autour d'un projet commun. Solidaire et écologique, qui plus est.

« Mettre les pieds et les mains dedans, ça permet d'ouvrir les yeux sur l'ampleur des dégâts », assure Marine, jeune salariée. Ils n'en reviennent pas de ce qu'ils trouvent dans cette étroite langue de terre longeant la départementale 311, peu fréquentée par les promeneurs. Des vêtements à moitié enterrés, de la tôle rouillée, des sacs de clous, des carcasses de vélos et beaucoup de pièces de voiture, batteries en tête. Il a même fallu les bras de quatre gaillards pour sortir de l'eau un canapé, que la baisse du niveau de la Seine avait fait apparaître.

Pourtant, la nature est bien présente. Pascal, de l'entreprise d'insertion Halage, qui encadre le chantier, leur fait découvrir une orchidée sauvage qu'il vient de trouver. Roseaux, saules, iris d'eau sont aussi au rendez-vous. Martins-pêcheurs, hérons cendrés, cygnes font partie des oiseaux qui fréquentent ce coin. Pascal assure même y croiser parfois tortues, renards et blaireaux.

éthique EcoAct a monté ce projet pour General Electric. Spécialisée dans le développement durable des entreprises, elle a lancé quinze programmes de nettoyage des berges franciliennes.