Ile-de-France : Bartolone opérera «une stricte séparation» entre ses casquettes s’il est élu

POLITIQUE En cas de victoire en Ile-de-France, Claude Bartolone serait à la fois président de région et de l’Assemblée nationale…

20 minutes avec AFP

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Claude Bartolone à l'Assemblée nationale.
Claude Bartolone à l'Assemblée nationale. — © ERIC FEFERBERG / AFP

Claude Bartolone réunissait tous les élus socialistes d’Ile-de-France ce mercredi, à la veille du congrès national du PS. Une image d’unité après sa déclaration de sa candidature aux élections régionales. Dans une lettre dont l’AFP a eu connaissance ce mercredi, il annonce qu’il opérerait « une stricte séparation » entre sa casquette de président de l’Assemblée nationale et de président de région, s’il est élu en Ile-de-France.

 

 

Le candidat PS a répondu au chef de file des députés UMP Christian Jacob qui lui avait demandé, dans un courrier mardi, de « respecter un cahier des charges de la transparence », pour garantir qu’il n’utilise pas les moyens de la présidence de l’Assemblée pour faire campagne.

« S’il advenait que j’aie à utiliser les salons de l’Hôtel de Lassay », sa résidence officielle, « dans le cadre d’une manifestation électorale, il me serait appliqué les clauses mises en place par mon prédécesseur Bernard Accoyer (UMP) permettant la location des salons à des tarifs équivalents à ceux pratiqués dans le secteur privé, location qui serait bien évidemment prise en charge sur mes comptes de campagne », écrit Claude Bartolone.

Transparence totale

Sur son véhicule de fonction et son chauffeur, qu’il lui a été demandé de garder « pour des raisons de sécurité », il propose qu’une convention avec les services de l’Assemblée détermine « les conditions de prise en charge des frais kilométriques ».

Les collaborateurs du président de l’Assemblée qui participeront à sa campagne le feront dans un premier temps sur leurs congés. « Dans un second temps, j’envisage de procéder à une modification du contrat de certains d’entre eux et d’en prévoir un nouveau, à hauteur de leur participation à la campagne, pris en charge dans mes dépenses électorales », indique-t-il.

Sur la réserve parlementaire, qui permet à un député d’accorder des subventions, Claude Bartolone s’en tiendra « aux prescriptions du code électoral », qui prohibe tout don « en vue d’influencer le vote d’un ou de plusieurs électeurs ».

« Je me permets de vous rappeler que c’est à mon initiative qu’a pu être instaurée sous cette législature la transparence totale de l’usage de la réserve pour tous les députés, y compris le président de l’Assemblée nationale », lance-t-il à Christian Jacob.

Une campagne voulue « sans anomalie »

« En cas de doute sur la nature d’une dépense », Claude Bartolone compte sur « la vigilance » des services de l’Assemblée et des trois questeurs (deux députés PS et un UMP en charge des finances du Palais Bourbon) « pour (l)'alerter afin de procéder aux rectifications nécessaires ».

« Je ne souhaite à aucun prix que ma campagne puisse être entachée de la moindre anomalie », et « je m’astreins d’ores et déjà à opérer une stricte séparation entre les moyens mis à la disposition en tant que président de l’Assemblée nationale, mais aussi en tant que député, et ma campagne électorale », assure l’élu PS de Seine-Saint-Denis, rappelant les dispositions légales existantes sur le contrôle des comptes de campagne de tout candidat.

Il y a une semaine, le président de l’Assemblée avait déjà annoncé qu’il ne présiderait pas de séances « lorsqu’on entrera dans le temps de la campagne » pour les régionales de décembre.