Paris: Un French Tech Ticket pour ouvrir la ville aux entrepreneurs étrangers

ENTREPRISES Le French Tech Ticket est un dispositif lancé ce mercredi visant à attirer les entrepreneurs étrangers à Paris…

20 minutes avec AFP

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Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique, a lancé le French Tech Ticket ce mercredi.
Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au numérique, a lancé le French Tech Ticket ce mercredi. — NICOLAS MESSYASZ / SIPA

Le French Tech Ticket a été dévoilé ce mercredi, par la mairie de Paris et la secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire. Ce dispositif d’aides est destiné à encourager l’installation d’entrepreneurs étrangers pour enrichir l’écosystème de start-ups de la capitale.

Annoncée par François Hollande en octobre 2014, cette initiative propose une aide à l’obtention d’un visa, une bourse de 12.500 euros pour six mois renouvelable une fois, un accompagnement sur mesure et un hébergement dans un incubateur à des candidats sélectionnés pour leur projet.

L’objectif est « d’attirer les meilleurs talents en France pour qu’ils y créent de l’activité et des emplois, qu’ils participent du renforcement de l’attractivité du pays dans la compétition internationale », a souligné la secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire, dans un communiqué.

Les candidats visés peuvent être des étudiants étrangers finissant leurs études en France et voulant créer une start-up ou vivant dans d’autres pays européens, dans l’espace francophone voire au-delà. Paris inaugure le dispositif avec une centaine d’entrepreneurs invités, qui devrait ensuite être étendu aux métropoles French Tech en 2016.

Devenir un « hub pour l’économie de l’innovation »

Les candidats pourront déposer leurs projets entre juin et septembre et les lauréats seront désignés en décembre pour permettre l’arrivée de la première promotion d’entrepreneurs en janvier 2016 à Paris.

Le ministère de l’Intérieur devrait faciliter aux lauréats l’obtention de visas de long séjour. Les candidats, qui doivent être anglophones, devront s’engager à s’installer en France à plein-temps pendant six mois minimum et à ne pas exercer d’autre activité professionnelle.

« Nous avons des objectifs d’internationalisation de nos incubateurs, que 30 % des places dans nos incubateurs soient occupées par des start-up d’origine étrangère », a expliqué à l’AFP Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris en charge de l’attractivité.

« L’objectif que s’est fixé la ville de Paris c’est d’attirer les talents étrangers, nous voulons être un hub pour l’économie de l’innovation » et promouvoir « la circulation des talents », a-t-il relevé.

Paris a également des accords de partenariats avec New York, San Francisco et en négocie un avec Tel Aviv et des villes asiatiques pour des échanges de start-ups. Les secteurs visés par le dispositif sont le numérique, la medtech, la biotech, la fintech, en revanche les activités d’import-export, de conseil et les franchises sont exclues.

Le projet a fait l’objet d’une dotation de l’Etat de 5 millions d’euros qui sera géré par la banque publique d’investissement BPIfrance.