Paris: NKM dévoile un projet alternatif pour l'aménagement des berges de la rive droite

URBANISME Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté ce mercredi son projet alternatif d’aménagement des voies sur berges et des quais rive droite. Montant estimé: 60 millions d’euros…

Romain Lescurieux

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Jean-François Legaret, Nathalie Kosciusko-Morizet et Valérie Montandon
Jean-François Legaret, Nathalie Kosciusko-Morizet et Valérie Montandon — R.LESCURIEUX

L’UMP suit et relance de quelques millions. Deux semaines après la présentation d’Anne Hidalgo de « l’acte II de la reconquête des voies sur berge » dans les 1er et 4e arrondissements, Nathalie Kosciusko-Morizet présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-François Legaret, maire du 1er, Valérie Montandon et Vincent Roger, chefs de file de la droite dans les 12e et 4e, ont dévoilé ce mercredi leur propre projet d’aménagement. Un programme « ambitieux qui ne se fait pas en six mois », assurent-ils.

« Il ne faut pas se limiter à une vision saisonnière »

« Nous proposons sur la rive droite une transformation permanente en alternant les accès piétons entre parties hautes et parties basses des quais, créant ainsi une véritable promenade, non plus exclusivement réservée aux voitures », mentionne un communiqué du groupe. Terrasses et pistes cyclables d’une part. Equipements et installations d’autre part, sans davantage en préciser la nature. « Mais contrairement à ce qui a été fait sur la rive gauche avec ses installations éphémères, nous voulons une rive droite qui s’insère dans le temps. Il ne faut pas se limiter à une vision saisonnière et valoriser ce qui existe », explique Nathalie Kosciusko-Morizet.

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Du côté de la Mairie, deux scénarios de piétonnisation sont actuellement proposés sur les quais bas de la rive droite. « Le premier porte sur un linéaire de 3,3km du tunnel des Tuileries jusqu’au port de l’Arsenal, le second se concentre sur un périmètre plus réduit, de la place du Châtelet au Pont de Sully », mentionne l’hôtel de Ville. Mais le groupe UMP dit vouloir refuser cette « linéarité au profit du mouvement » et « adapter les flux de circulations » en fonction des sites « les plus intéressants ». Un projet qui suppose toutefois de nombreux investissements.

60 millions contre 8  millions d’euros

En effet, avec un objectif de réaménagement des quais du Louvre, de la Mégisserie ou encore de Gesvres, en plus de la construction d’une piscine et du réaménagement de la place de l’Hôtel de Ville, l’addition monte à 60 millions d’euros - «étalés sur dix ans» -  contre les 8 millions de budget consacrés à l’opération par la Mairie. Un montant que l’opposition juge « faible » et ayant « étouffé toute créativité ». « Le budget de 8 millions d’euros de la Mairie n’est pas crédible. Les aménagements de la rive gauche ont coûté cinq fois plus», assure Jean-François Legaret. En attendant, Nathalie Kosciusko-Morizet et son équipe espèrent ouvrir sur ce sujet « un vrai débat avec un dialogue ».

Le Conseil de Paris adoptera les 26 et 27 mai prochains, une délibération fixant les modalités de la concertation avec les Parisiens et les habitants des communes voisines. « Encore faut-il que cette concertation se fasse quand les Parisiens sont à Paris. Donc pas l’été comme ça s’est déjà fait », tacle gentiment Nathalie Kosciusko-Morizet.