Des militants anti-OGM interpellés

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La garde à vue de sept militants de la Confédération paysanne a été prolongée de 24 heures, hier en fin d’après-midi. Neuf personnes avaient été interpellées la veille au soir, pour avoir pris part, quelques heures plus tôt, à une opération anti-OGM à Guyancourt (Yvelines). Deux d’entre elles avaient été libérées hier matin. Cette action intervenait un mois jour pour jour après l’incarcération de José Bové, condamné pour le même type de faits. Une cinquantaine de personnes, dont des membres d’Attac, des élus et des sympathisants Verts, ont détruit près de 400 m2 de maïs génétiquement modifiés. Cette parcelle devait servir à tester des variétés de maïs résistant à la pyrale, un insecte parasite. L’expérimentation était autorisée depuis le 19 mai par le ministère de l’Agriculture. L’essai était conduit par le Geves (Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences), qui réunit les semenciers français, l’Institut national de la recherche agronomique et le ministère de l’Agriculture. Le Geves affirme que « c’est le quatrième essai de maïs qui subit des dégradations ». Il a porté plainte devant le tribunal de Versailles, « ne pouvant accepter la destruction de cet essai, destiné à assurer sa mission de service public ». « Ces plants en étaient à la dernière étape avant l’homologation des semences et leur commercialisation en France », affirme Marie-Hélène Chancelier, secrétaire générale de la Confédération paysanne. Les militants souhaitaient détruire les épis dans un centre d’incinération de Bagnolet. Mais les policiers les y attendaient. « Les sacs ont donc été déposés devant la mairie. » Neuf personnes ont ensuite été interpellées près du métro Gallieni. G. M.

maïs La culture d’un type de tabac et de trois espèces de maïs génétiquement modifiés est autorisée en France. D’autres sont cultivés à l’essai. Le ministère de l’Agriculture aurait délivré, cette année, des autorisations pour quinze plantes.