Au Zénith, la rumeur Delanoë enfle

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Il dit « ne rien revendiquer » et n'avoir « rien demandé à personne ». N'empêche, cela faisait bien longtemps que le nom de Bertrand Delanoë n'avait été autant cité dans les conversations au PS. Hier soir, au Zénith (19e), où les militants étaient réunis autour de leurs chefs nationaux et de tous les candidats franciliens aux législatives, la question de sa candidature à la tête du parti était sur toutes les lèvres.

Après une brève allocution de Patrick Bloche, président de la fédération de Paris, Bertrand Delanoë, acclamé, est monté sur scène et a crié à s'en casser la voix qu'il rendait « hommage à Ségolène Royal, à François Hollande », mais aussi à DSK et Fabius, « qui sont une part de nous-mêmes ». Un moyen de faire taire la rumeur qui le voit déjà se placer pour emporter la place de premier secrétaire. Pourtant l'hypothèse est loin d'être écartée. Patrick Bloche l'a présenté comme « celui qui porte le changement depuis six ans ». Anne Hidalgo, sa première adjointe, estime qu'il doit jouer « un grand rôle dans la refonte du parti ». Jean-Bernard Bros (PRG) affirme, lui, que l'hypothèse lui « plairait bien ». « C'est un homme qui a du talent, il sait rénover la politique. »

En coulisses, on estime qu'il y a des échéances plus importantes avant d'y penser. « Il y a des étapes avant d'envisager qu'il prenne la tête du parti, explique Olga Trostiansky, chargée de la Petite Enfance à la Ville : d'abord les législatives, puis, j'espère, les municipales. » Un autre observateur assure que « s'il gagne Paris en 2008, il pourra prétendre à la première place, car il a une réputation de rassembleur ».

candidat Lors du dernier Conseil de Paris, Bertrand Delanoë s'est dit favorable à ce que le parti se trouve un leader. Mais pas un candidat à l'élection de 2012. Le maire de Paris estime en effet que ce serait « prématuré ».