Trappes: Nouvelles tensions entre jeunes sur fond de guerre des quartiers

FAITS DIVERS Trois hommes d'une vingtaine d'années du square Albert-Camus ont menacé avec un couteau un quatrième...

20 Minutes avec AFP

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Un homme porte un tee-shirt en hommahe à Moussa, abattu à Trappes, le 1er mai 2015
Un homme porte un tee-shirt en hommahe à Moussa, abattu à Trappes, le 1er mai 2015 — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

De nouvelles tensions ont opposé mardi plusieurs jeunes de Trappes dans les Yvelines, moins d'une semaine après la mort d'un adolescent de 14 ans dans une fusillade survenue dans un contexte de rivalités entre bandes de deux quartiers, a appris l'AFP jeudi de source policière.

Trois hommes d'une vingtaine d'années du square Albert-Camus ont menacé avec un couteau un quatrième, originaire lui du square Léo-Lagrange lors d'un début de bagarre dans le hall du pôle Emploi de cette banlieue populaire près de Paris. «Il n'y a pas eu de coups échangés mais des empoignades», a précisé cette source, confirmant une information du Parisien.

Toujours en garde à vue

Alertée par des riverains, la police a interpellé les trois jeunes hommes qui étaient toujours en garde à vue jeudi matin. Ils devaient être déférés en comparution immédiate dans l'après-midi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Vendredi vers 15H30, une fusillade à l'arme automatique a éclaté au square Albert-Camus, tuant un adolescent de 14 ans, Moussa, et en blessant légèrement un autre, Daouda, âgé de 17 ans.

Les suspects, au nombre de deux minimum, ont pris la fuite à bord d'une Renault Clio noire volée il y a plus d'un mois en Seine-Saint-Denis, avant d'y mettre le feu quelques kilomètres plus loin.

L'hypothèse d'une vengeance

A ce stade, l'enquête privilégie l'hypothèse d'une vengeance nourrie par de vieilles rivalités entre les quartiers Léo-Lagrange et Albert-Camus. Les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles cherchent à déterminer si les adolescents étaient ciblés par le tireur ou s'ils ont été les victimes collatérales d'un règlement de comptes.

Depuis début avril, de nombreux heurts et rixes ont éclaté dans cette ville de 30.000 habitants transformée par une intense politique de rénovation urbaine.

Près de 2.000 personnes ont participé lundi à Trappes à une marche silencieuse pour rendre hommage à Moussa et protester contre la banalisation de la violence.