Ile-de-France: Benoît Hamon réfléchit à être candidat à la primaire PS pour les Régionales

POLITIQUE La date-limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 7 mai...

M.G. avec AFP

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Jean-Paul Huchon, l'actuel président de la Région Ile-de-France et Benoît Hamon, le 7 janvier 2015.
Jean-Paul Huchon, l'actuel président de la Région Ile-de-France et Benoît Hamon, le 7 janvier 2015. — CHAMUSSY/SIPA

Il y «réfléchit». A 48 heures de la clôture du dépôt des candidatures, Benoît Hamon n'exclut pas de concourir à la primaire socialiste pour la tête de liste des régionales en Ile-de-France, a-t-on appris ce mardi.

«C'est une bonne hypothèse. Il a l'âge [47 ans], il a été conseiller régional, il connaît bien le territoire, il peut incarner une dynamique nouvelle. Il est appelé par des gens de tous les courants (du PS), donc ça l'incite à réfléchir», a déclaré à l'AFP Guillaume Balas, eurodéputé, animateur du courant hamoniste «Un monde d'avance» et ancien président du groupe socialiste à la région.

A ce stade, sont candidats Jean-Paul Huchon, président sortant qui voudrait briguer un quatrième mandat, et Marie-Pierre de la Gontrie, sa première vice-présidente. La perspective de ce duel de personnes partageant un même bilan ne satisfait ni l'exécutif ni la direction du parti, qui ont poussé en vain à la candidature de Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

Pas de feu rouge

«Ce n'est pas fait, mais ce n'est pas du tout impossible», affirme un cadre du parti qui confirme que l'ex-ministre de l'Education «s'interroge sur le fait d'y aller». Selon cette source, «il n'y a pas de feu rouge [de la part de la direction] à son égard », malgré son positionnement à gauche du parti et sa sortie du gouvernement avec Arnaud Montebourg à l'été 2014.

«Hamon y pense sérieusement. Il a compris qu'il avait perdu le congrès [de Poitiers début juin]. Il a une circonscription (Yvelines) qui est mal barrée [en 2017]. Il pense à son avenir politique», croit savoir un autre cadre de la rue de Solférino, de la motion du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis.

«Lui-même et ses amis ont remis au goût du jour sa candidature. S'il a une candidature de rassemblement positive pour toute la gauche et l'exécutif, tout est possible», fait valoir un conseiller ministériel pour qui l'équation se complique «si c'est la candidature d'une frange minoritaire du parti».

Vote des militants le 28 mai

Une candidature Hamon «politisera un peu l'enjeu de l'élection et peut réveiller les électeurs (de gauche). De plus il a une stature plus "nationale"», comme Valérie Pécresse [candidate de l'UMP], «estime Guillaume Balas, qui valorise aussi «sa capacité d'entraînement» pour mobiliser les électeurs de banlieue, un enjeu de ce scrutin.

Dans un sondage commandé par le Parti socialiste mi-avril, Benoît Hamon, comme Jean-Paul Huchon était crédité de 21% des intentions de vote pour le premier tour, derrière Valérie Pécresse à 25%. Les militants franciliens devront départager les candidats le 28 mai.