Il y a deux fois moins d’homicides volontaires qu’il y a 20 ans en région parisienne

ETUDE L’Institut médico-légal a comparé les données sur 20 ans…

Vincent Vantighem

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Illustration: arme à feu.
Illustration: arme à feu. — J.Jacobson/AP/SIPA

En 2013, il y a eu 90 homicides constatés à Paris. En 1990, ce chiffre s’élevait à 256. Le nombre d'homicides volontaires constatés par l'Institut médico-légal (IML) de Paris a diminué de près de 65%, confirmant les tendances de la criminalité en France, indique mardi une étude officielle de l’Office national de la délinquance et des réponses pénales.

Sur près de 20 ans, selon cette enquête, le taux d'homicides volontaires constaté par l'IML (compétent sur le ressort des tribunaux de grande instance de Paris et Créteil, Meaux, Bobigny, dans sa banlieue) a baissé de 3,3 points passant de 4,8 pour 100.000 habitants à 1,5.

L’arme blanche plutôt que la strangulation

Durant la période de l'étude, 3.137 personnes ont ainsi été déclarées victimes d'un homicide volontaire par l'IML de Paris. 32,8% étaient des femmes et 11,1% des mineurs.

Dans 58,9% des cas, la victime a été tuée à l'aide d'une arme. Plus de 31% par arme blanche,  près de 30% par arme à feu, près de 20% par coups, moins de 5% par strangulation et asphyxie.

Selon le criminologue et responsable de l'ONDRP, Christophe Soullez, «on tue moins en France qu'aux siècles précédents», c'est ce que «nous constatons de longue date». «Nous sommes dans une société qui se pacifie de ce point de vue», a-t-il ajouté.