Stains: Une adolescente se défenestre après avoir été la cible d'une vidéo sur les réseaux sociaux

FAITS DIVERS Elle aurait été victime de pressions ou chantages devenus insupportables depuis la diffusion de la vidéo…

20 Minutes avec AFP

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La justice iranienne veut faire bloquer l'accès à plusieurs réseaux sociaux.
La justice iranienne veut faire bloquer l'accès à plusieurs réseaux sociaux. — D.Closon/ISOPIX/SIPA

Apparue dans une vidéo qui faisait le tour de son quartier, une adolescente de 15 ans a mis fin à ses jours mardi soir en se jetant par la fenêtre de son appartement situé à Stains (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris jeudi de source policière.

Cette jeune fille a « sauté par la fenêtre de son appartement situé au 4e étage » d'un immeuble d'une cité de cette commune déshéritée de la banlieue parisienne, a déclaré cette source à l'AFP, confirmant une information de BFMTV.

Ses parents et frères et soeurs, qui étaient présents dans l'appartement, ont entendu un « bruit énorme » et constaté qu'elle gisait sur le sol, a-t-elle précisé.

«Victime de pressions ou chantages devenus insupportables»

Selon la source, l'adolescente «avait des problèmes car elle s'était exhibée devant une caméra ou avait été filmée à son insu» dans une position provocante. La vidéo, postée sur les réseaux sociaux, «avait été vue par de très nombreuses personnes de son quartier et de son entourage».

En outre, elle aurait été «victime de pressions ou chantages devenus insupportables» depuis la diffusion de la vidéo, a précisé cette source, mettant en garde les adolescents «qui ne sentent pas les dangers des réseaux sociaux». Son corps a été transporté à l'Institut médico-légal de Paris. Une enquête a été confiée à la Sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis.

Sur les réseaux sociaux, la mort d'Aïcha suscite de très nombreuses réactions. Des messages de soutien, mais les moqueries et les messages de haine continuent aussi d'affluer sur Twitter. Une page Facebook rendant hommage à l'adolescente, a également été créée. 

Dès mercredi, la plate-forme PHAROS (signalement de contenus illicites ou violents sur internet) a informé les services de police de l'existence de nombreux messages s’exprimant sur le décès de la jeune fille, ainsi que des photographies portant atteinte à sa vie privée circulaient sur internet notamment via Facebook.