VIDEO. Ile-de-France: Opération escargot des autocars dans le nord et à Paris

MANIFESTATION Ils entendent protester contre la décision de la mairie de Paris de tripler le prix du stationnement des cars...

M.G. avec AFP

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Illustration de bus de tourisme à Paris, en 2010.
Illustration de bus de tourisme à Paris, en 2010. — JPDN/SIPA

Ce vendredi matin, une trentaine d'autocars ont quitté Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre Paris dans le cadre d'une opération escargot, afin de protester contre la décision de la mairie de Paris de tripler le prix du stationnement des cars, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Environ 35 autocars ont pris la route vers 9h30, a indiqué Yann Viguié, délégué général Ile-de-France de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), fédération patronale à l'origine du mouvement. La mobilisation est moindre que prévu, puisqu'une cinquantaine de véhicules était attendue initialement.

Reçus par la mairie de Paris

Peu après 9h, une source policière avait fait état de 20 cars présents au départ. Les manifestants ont prévu de rejoindre Paris, à une trentaine de kilomètres de leur point de départ, et d'emprunter le périphérique ouest pour se rendre sous la Tour Eiffel. Ils devraient ensuite être reçus par la mairie de Paris.

Le Conseil de Paris a adopté en décembre une délibération qui triple le prix du stationnement à Paris pour les autocars de tourisme, avec toutefois un maintien du tarif actuel pour les cars bénéficiant d'un «Pass abonnés» respectant la norme anti-pollution en vigueur (Euro 6), et même une baisse pour ceux en avance sur cette norme.

Cette mesure est, selon la fédération, «source d'émissions de CO2 supplémentaires puisqu'il sera plus rentable de continuer à circuler, sans voyageurs, dans les rues de Paris que de stationner dans les parkings».

Une première manifestation avait été organisée le 30 mars.La Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV) a annoncé qu'elle ne s'associait pas au mouvement, faisant valoir que le dialogue avec la mairie de Paris «n'est pas rompu».