Paris: Le patron de la RATP «inquiet» pour plusieurs projets de transport franciliens

TRANSPORT Sur le départ, Pierre Mongin s’alarme notamment de la faible avancée des projets de la gare de Saint-Denis-Playel et du prolongement de la ligne 11 du métro…

20 Minutes avec AFP

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Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP va quitter ces fonctions pour devenir directeur général adjoint et secrétaire général de GDF Suez
Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP va quitter ces fonctions pour devenir directeur général adjoint et secrétaire général de GDF Suez — Eric Piermont AFP

Le président de la RATP, Pierre Mongin, qui doit rejoindre le 1er mai la direction de GDF Suez, a fait état jeudi de son inquiétude sur l'avancée de certains projets ferroviaires en Ile-de-France, distribuant quelques piques au passage. Il a fait état de ses doutes quant à la future gare de Saint-Denis Pleyel, au nord de Paris, où se croiseront quatre lignes du futur métro du Grand Paris Express, et le RER D: «Aujourd'hui, personne n'a dessiné encore la gare de Pleyel. J'ai un doute sur la complexité technique», a-t-il confié à des journalistes.

«Je regrette que ça ne soit pas la RATP et Systra (filiale d'ingénierie commune de la RATP et la SNCF, ndlr) qui en aient été chargées. Le gens qui s'occupent de ça aujourd'hui n'ont pas forcément les capacités pour réussir ce projet», a-t-il taclé. La Société du Grand Paris a choisi le groupement Egis/Tractebel pour l'ingénierie, et l'architecte Kengo Kuma pour la conception de la gare.

Pierre Mongin s'est également dit «inquiet» pour le prolongement de la ligne 11 à l'est de Paris, dont les travaux doivent commencer en 2015, car « le plan de financement n'est pas bouclé ». Sans donner de montant précis, il a indiqué qu'il « manque pas mal d'argent ». Il a également estimé que le projet du Grand Paris Express, futur métro automatique de 200 kilomètres et 69 gares autour de Paris qui doit être achevé à horizon 2030, «aurait pu aller un peu plus vite», soulignant que sans une «querelle institutionnelle, on aurait pu gagner trois ou quatre ans».

Une entreprise «en bon état de marche»

Celui qui dirige la RATP depuis 2006, et doit rejoindre le 1er mai GDF Suez, a assuré qu'il laisse une entreprise «en bon état de marche, je suis très fier de ça parce que je ne l'ai pas trouvée en si bon état».

Désormais, «l'entreprise a un chemin à tracer sans ambiguïté vers l'ouverture à la concurrence», puisque la RATP va progressivement perdre son monopole en Ile-de-France: bus en 2024, tramway en 2029 et métro en 2039. «On n'a pas peur de la concurrence parce qu'on sera prêts et on sera costauds», a affirmé Pierre Mongin, saluant également le fait que «les filiales sont toutes à l'équilibre» et que «Paris sera la première capitale au monde à avoir un réseau de bus totalement propre en 2025».