Enterrer les collecteurs de verres pour diminuer les nuisances sonores

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Du bruit et de la place. Les collecteurs de verre ne sont pas en train de disparaître de l'espace public, malgré l'apparition en 2003 de bacs blancs dans les immeubles. Mais ils se transforment. Des « colonnes enterrées » nouvelle génération, moins encombrantes, fleurissent sur le bitume. Trois viennent d'être mises en service boulevard Barbès (18e) et autant seront installées boulevard Magenta (10e) dans l'année, après une expérimentation menée depuis 2002 avenue d'Italie (13e) et porte d'Aubervilliers (19e).

Le verre s'y engouffre à 4 ou 5 mètres sous terre, ce qui diminue les nuisances sonores, « même si tous les collecteurs sont désormais insonorisés », précise Yves Contassot, l'adjoint (Verts) au maire de Paris en charge de l'Environnement. Ce dernier explique qu'« on ne peut en installer que lorsqu'il y a des travaux car, s'il faut déplacer des réseaux souterrains, l'istallation est très coûteuse ». La colonne enterrée revient en effet à 15 000 €, contre 1 800 pour la classique. « Mais ensuite, la collecte, plus massive, est bien moins chère que pour les bacs blancs dans les immeubles », explique la Ville. L'élu espère, lors d'un éventuel prochain mandat, généraliser ces colonnes et compte sur la reprise des travaux de voirie et l'extension du tramway des Maréchaux pour les multiplier. Les 33 % d'immeubles parisiens qui ne sont pas équipés d'un bac de ramassage du verre seraient demandeurs de cet équipement. Reste à le faire entrer dans les moeurs car, boulevard Barbès, beaucoup de passants ont tendance à les confondre avec des corbeilles ordinaires.