VIDEO. Attentats de Boston: La photo de Tsarnaev faisant un doigt d'honneur dans sa cellule diffusée au procès

JUSTICE Sa défense tente de l'expliquer...

M.P. avec AFP

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Photo de Djokhar Tsarnaev dans sa cellule en 2013, diffusée par la justice américaine
Photo de Djokhar Tsarnaev dans sa cellule en 2013, diffusée par la justice américaine — Département de la Justice américaine

Dans cette deuxième partie du procès des attentats du marathon de Boston, les jurés doivent fixer la peine de Djokhar Tsarnaev, l’exécution ou la réclusion à perpétuité. La tâche de la défense du jeune homme, reconnu coupable des 30 chefs d’accusations retenus contre lui, n’a pas été facilitée par une image diffusée mardi au procès montrant le jeune homme en train de faire un doigt d’honneur.

Cette image est extraite d'une vidéo de caméra de surveillance filmée en juillet 2013 alors qu'il attendait en cellule d'être inculpé. Elle avait été présentée mardi par la procureure Nadine Pellegrini, qui avait chargé le jeune homme: «C'est Djokhar Tsarnaev. Imperturbable, sans remords, et inchangé», le «pire cauchemar de l'Amérique».

Autre version

Mais la défense a obtenu mercredi l'autorisation de montrer pour la première fois des extraits de cette vidéo pour contre-attaquer et avancer une autre analyse de l’incident.

On y voit Tsarnaev marcher dans la cellule, se rapprocher de la caméra, regarder ce qui selon son avocate était un reflet pour s'y recoiffer, faire, en l'espace d'une seconde, un V avec deux doigts et un doigt d'honneur avant de s'éloigner.

 

Il attendra quatre heures dans la cellule. Rien ne se passera d'autre, a reconnu à la barre Gary Oliveira, un policier fédéral. Pressé de questions par l'une des avocates de Tsarnaev, Miriam Conrad, il a reconnu qu'il avait écrit un rapport sur cet «incident» trois jours plus tard, à la demande d'un supérieur.

Témoignages bouleversants

Cette journée d’audience a surtout tourné autour des témoignages bouleversants des proches des victimes, notamment d'un policier et d'une étudiante tués, qui ont fait pleurer les jurés.

Djokhar Tsarnaev, en blazer marron et chemise blanche, ne lui a pas lancé un regard, imperturbable comme depuis le début du procès, regardant le sol ou droit devant lui.

Les attentats de Boston avaient fait trois morts et 264 blessés, dont 17 ont été amputés.