Ile-de-France: Le candidat PS aux régionales «ne peut être que moi», estime Jean-Paul Huchon

POLITIQUE Candidat à sa propre succession à la présidence de la région, le socialiste estime qu'il est le seul à pouvoir battre la droite...

M.G. avec AFP

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Paris le 12 janvier 2012. Hotel de region. Discours des voeux de Jean Paul Huchon president de la region ile de France.
Paris le 12 janvier 2012. Hotel de region. Discours des voeux de Jean Paul Huchon president de la region ile de France. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a estimé,ce mercredi dans une interview au Parisien, que la tête de liste PS aux régionales de décembre ne pouvait être «que (lui)», se disant capable à la fois de rassembler la gauche et de discuter avec les entreprises.

Au lendemain des départementales, où le rapport de force s'est inversé en Ile-de-France en faveur de la droite, Jean-Paul Huchon n'est toutefois pas inquiet pour les régionales. Il estime que «le rapport de force n'est pas défavorable à la gauche» dans la mesure où Paris, traditionnellement plus à gauche, n'a pas voté.

«On peut gagner», a assuré Jean-Paul Huchon, 68 ans, qui brigue un quatrième mandat, rappelant que «par trois fois la dynamique à droite s'est éteinte» face à lui, un «vrai Francilien». «Si j'y vais c'est parce que j'ai à le faire. Et que moi seul peux le faire».

Très déterminé et consensuel

Pour gagner, selon lui, «il faut arriver en tête au premier tour, et la solution c'est de rassembler la gauche. Tout le monde sait que je sais faire ça». Il cite les budgets qu'il fait voter par une majorité plurielle regroupant le PS, EELV, le PCF et les radicaux, et les réformes souhaitées par ses alliés qu'il a portées (quotient familial dans les cantines, passe Navigo unique, etc.). «Tout cela, je l'ai mis en œuvre. Sans moi, cela ne se serait jamais fait», a affirmé Jean-Paul Huchon.

«Cela ne peut être que moi. Parce que je suis un des rares socialistes à avoir fait carrière dans le privé, dans la banque, dans l'entreprise.(...) Pour comprendre les entreprises et débattre avec elles, il faut en avoir connaissance», a-t-il souligné, en référence à l'accord conclu avec la Chambre de commerce et d'industrie pour le financement du passe Navigo unique.

Citant les qualités requises pour présider la région - «très déterminé», «le plus consensuel possible», «qui renouvelle les idées et les gens» - , Jean-Paul Huchon a lâché: «s'il y avait d'autres personnalités que moi, ça se saurait».

Manque de confiance

La primaire socialiste l'opposera le 28 mai à sa première vice-présidente Marie-Pierre de la Gontrie, 56 ans, dont il récuse la capacité à incarner un renouvellement alors qu'elle est «de la même génération» que lui. Par ailleurs, manque dans leurs rapports «la confiance» qui faisait la qualité du duo Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo à Paris.

Quant à l'union des forces de gauche dès le premier tour alors que les écologistes ont dit leur intention d'y aller seuls, avec Emmanuelle Cosse comme probable candidate, Jean-Paul Huchon a estimé que «rien n'était fait».

«L'Ile-de-France n'est pas une région pour le FN. Elle est plus progressiste, plus ouverte, plus tolérante. Mais au vu des résultats du FN et de sa progression continue, je pense que cela va faire réfléchir les écologistes et les communistes», a-t-il conclu.