Élections départementales en Ile-de-France: La situation département par département

POLITIQUE L'Essonne et la Seine-et-Marne basculent la droite, la gauche conserve le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis...

R.L. avec AFP

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Illustration d'un bureau de vote lors des élections cantonales de 2011. F. Elsner/ 20 Minutes
Illustration d'un bureau de vote lors des élections cantonales de 2011. F. Elsner/ 20 Minutes — (C) Fabrice ELSNER

Coup double pour la droite. Et pas des moindres. L'Essonne, terre d'élection de Manuel Valls et la Seine-et-Marne ont basculé à droite à l'issue du second tour des élections départementales. La gauche parvient toutefois à sauver ses bastions du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis. 20 Minutes fait le point sur ces résultats en Ile-de-France.

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Défaite symbolique dans l'Essonne

«Je suis triste et en colère», a affirmé dimanche soir à l'AFP,  Jérôme Guedj, le président PS sortant du Conseil général. C'est une défaite symbolique pour le Premier ministre, ancien maire d'Evry, la préfecture du département, entre 2001 et 2012, et qui s'était pleinement investi dans la campagne. La nouvelle assemblée doit désigner son président à la majorité absolue, jeudi, à l'occasion du «troisième tour». Georges Tron est en bonne position pour succéder à son meilleur ennemi Jérôme Guedj.

La Seine-et-Marne confirme son passage à droite

La Seine-et-Marne, plus grand département d'Ile-de-France, a basculé à droite, l'UMP recueillant plus de 36% des voix contre 12,58% pour le Parti socialiste, qui le dirigeait depuis 2004. L'UMP, qui partait grande favorite après le premier tour, remporte 13 des 23 cantons, l'Union de la droite cinq, l'UDI un, le Parti socialiste trois et les communistes un. Le Front national, qui présentait des candidats dans 19 cantons et a recueilli 31,20% des voix au second tour, n'a vu aucun de ses binômes élu.

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Le Val-de-Marne, dernier département présidé par le PCF?

La gauche conserve le département du Val-de-Marne, en remportant 14 cantons sur 25, a indiqué dimanche à la presse le cabinet du président sortant (PCF) à l'issue du second tour des élections départementales. Il devrait même rester le seul département présidé par le Parti communiste. Le président sortant, Christian Favier, l'emporte dans son canton de Champigny-sur-Marne avec quelque 52% des voix.

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La Seine-Saint-Denis reste à gauche

Malgré une frayeur à l'issue du premier tour, le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a annoncé dimanche que le PS conservait le département de Seine-Saint-Denis, autre fief historique de la gauche. Au total, elle garde 12 cantons contre 9 à l'UMP-UDI, a-t-il précisé. Le FN ne gagne aucun canton.

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Importante victoire de la droite dans le Val d'Oise

Selon les informations du Parisien, La droite remporte 16 des 17 cantons sur lesquels elle était toujours en lice au second tour. Arrivé en tête au premier tour sur le canton de Goussanville, le Front national n’a en revanche pas réussi à s'imposer. 

Pas de grosse surprise dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine

La droite et le centre ont réalisé un «grand chelem» dans les Yvelines, en remportant la totalité des 21 cantons, a affirmé dimanche sur France 3 Ile-de-France le président sortant du Conseil général, Pierre Bédier (UMP). «Nous gagnons dans les 21 cantons des Yvelines. C'est le fruit d'un bon projet, d'un bon bilan et de bons candidats», s'est félicité Pierre Bédier. Dans les Hauts-de-Seine enfin, la droite l'emporte largement avec un score de plus de 65%.