Des bus sur l'autoroute à l'étude

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Après les couloirs de bus dans Paris, des couloirs réservés sur les autoroutes franciliennes ? L'Institut d'urbanisme et d'aménagement d'Ile-de-France (Iaurif) a étudié la faisabilité de voies dédiées aux transports en commun, et éventuellement aux taxis et au covoiturage, sur le réseau routier de la région. Aux Etats-Unis, ce type de voie existe depuis les années 1970.

Toutes les autoroutes ont été passées au crible, et sept axes ont été identifiés comme susceptibles d'accueillir un tel d'aménagement (voir carte), selon des critères précis : possibilité d'élargir les voies, d'utiliser la bande d'arrêt d'urgence, de créer des refuges tous les 500 m et état de congestion du trafic. Sur l'A 1 par exemple, l'Iaurif estime qu'il n'est pas judicieux de créer une voie de Paris jusqu'à l'aéroport de Roissy, car le trafic est jugé fluide. Seul le tronçon Paris-La Courneuve pourrait être aménagé, si la voie est utilisable par les taxis et les particuliers qui pratiquent le covoiturage. L'Iaurif pointe le coût d'une telle réalisation, bientôt concurrencée par la future ligne de train directe CDG Express.

Un autre projet est proposé pour l'A 3 : la création d'un pôle d'échange bus-métro en bout de ligne 3, station Gallieni, avec la création d'une voie propre dans le sens Paris-province à partir de Villemonble ou Rosny. Et sur l'A 10, un projet de voie parallèle à l'autoroute pour faire rouler des bus entre Massy et Les Ulis est dans les cartons de la région.

ailleurs Madrid a beaucoup développé ce type de voie, car son réseau ferroviaire est peu étendu. L'Isère a mis en place un réseau express routier d'autobus sur 5 km près de Grenoble.