La gauche « résiste » à la vague bleue grâce aux quartiers

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Un poil en dessous de la moyenne nationale. Nicolas Sarkozy totalise 52,49 % en Ile-de-France et ne concède que deux départements, la Seine-Saint-Denis et, de justesse, le Val-de-Marne, dont les conseils généraux sont présidés par des communistes. Le leader de l'UMP au conseil régional, Roger Karoutchi, voit là « une victoire nette, sur fond de forte mobilisation des électeurs ». Le vote à droite de la Seine-et-Marne et de l'Essonne, pourtant dirigées par des présidents de conseils généraux socialistes, lui laisse même entrevoir « une possible reconquête » de ces deux départements.

L'Ile-de-France « a bien résisté » à la vague bleue, estime au contraire le président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Il observe que « dans tous les anciens fiefs du PC, Royal a fait de gros scores, et elle l'emporte même dans des villes dont les maires sont de droite comme Argenteuil et Garges-lès-Gonesse dans le Val-d'Oise ou Drancy en Seine-Saint-Denis (dirigée par l'UDF Jean-Christophe Lagarde) ». Sans surprise, le candidat de l'UMP atteint des sommets dans les Hauts-de-Seine, même si Royal, à 44,3 %, progresse de 3,3 points par rapport au score de Chirac au deuxième tour du scrutin 1995, le face-à-face avec

Le Pen empêchant une comparaison droite-gauche pour 2002. Si Sarkozy rafle presque toutes les circonscriptions des Yvelines, Royal réalise près de 61 % aux Mureaux et 70,3 % à Trappes. De même, la Seine-­et-Marne offre 56,2 % de ses suffrages au candidat de droite même si Montereau, fief de son ami Yves Jégo, ne lui accorde pas ses faveurs (52,4 % pour Royal). En Essonne, la gauche « fait de bons scores là où elle compte des députés », remarque Jean-Paul Huchon, mais Sarkozy conquiert des

villes de gauche dans le nord du département comme Viry-Châtillon, Sainte-Geneviève-des-Bois ou Ris-Orangis.