Paris : Des affiches d'extrême droite collées sur les murs du Musée de l'immigration

RACISME Des tracts contre l'immigration et le «multiculturalisme» ont été collés sur la façade du musée, qui a dénoncé des actes de «vandalisme», a-t-on appris dimanche de sources concordantes...

20 Minutes avec AFP

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L'historien Benjamin Stora à Asnières-sur-Seine le 6 mai 2010
L'historien Benjamin Stora à Asnières-sur-Seine le 6 mai 2010 — Bertrand Langlois AFP

Des tracts contre l'immigration et le «multiculturalisme» ont été collés sur la façade du Musée de l'immigration, qui a dénoncé des actes de «vandalisme», a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Le président du conseil d'orientation du musée parisien, l'historien Benjamin Stora, a parlé à l'AFP de deux incidents: des graffitis et des tracts signés du mouvement «La Dissidence française». Il a évoqué une plainte déposée pour «vandalisme».

De source policière, on confirme seulement un «signalement» fait par une employée du musée «qui a découvert des affiches format A4 collées à l'entrée» clamant «une solution: re-migration», «le multiculturalisme est un échec et mène la France à la guerre civile», «l'immigration de masse met en péril notre civilisation et l'avenir de notre peuple», «la re-migration est la seule solution pour éviter un embrasement général».

Des thèses proches de l'extrême droite

Sur son site, le mouvement La Dissidence française, aux thèses proches de l'extrême droite, vante, photos des tracts à l'appui, une «opération éclair» menée dans la nuit de jeudi à vendredi contre le Musée de l'immigration, décrit comme un «lieu dédié à la propagande cosmopolite et à la réécriture mondialiste de l'Histoire, récemment inauguré par Hollande».

Le président François Hollande a prononcé mi-décembre son premier grand discours sur l'immigration dans ce musée, qu'il a officiellement inauguré sept ans après son ouverture. Il y a fustigé ceux qui agitent la peur d'une «dislocation» de la France pour vanter au contraire l'apport des immigrés à la République.