Paris: Loyers en baisse, mobilité en berne et taux de vacance en augmentation

LOGEMENT La capitale affiche un recul des loyers de 3,5% par rapport à janvier et février 2014…

R.L.

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Logements non disponibles, facturation de services normalement gratuits et au final beaucoup d'étudiants qui s'estiment arnaqués: au terme d'une enquête, l'association UFC-Que Choisir a décidé de porter plainte contre 13 marchands de listes d'annonces immobilières.
Logements non disponibles, facturation de services normalement gratuits et au final beaucoup d'étudiants qui s'estiment arnaqués: au terme d'une enquête, l'association UFC-Que Choisir a décidé de porter plainte contre 13 marchands de listes d'annonces immobilières. — Frederick Florin afp.com

Légère accalmie. Selon l’observatoire Clameur – regroupant une vingtaine de professionnels de l'immobilier pour couvrir près de 96% du marché – la reprise du marché locatif privé se confirme, au niveau national mais également à Paris, comme l'a détaillé l'observatoire lors d'une conférence de presse, ce mardi.

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En effet, depuis le début de l’année, les loyers ont baissé de 0,9% en moyenne en France et de 3,5% à Paris, après une hausse de 1% l’an dernier. Sans surprise, la région  Ile-de-France, reste toutefois la plus chère avec 18,9 euros le m2 en moyenne. Les petits logements sont les plus touchés: -2% pour les studios et 1 pièce et -1,8% pour les 2 pièces, mentionne l’Express. Et dans ce contexte, Paris, reste une ville marquée par peu de mobilité.

«Il n’y a pas d’offre»

En ce début d’année, le taux de mobilité s'est accru pour atteindre 28,9% au niveau national. «Le moral des ménages s’améliore depuis l’automne dernier», analyse Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris-Ouest et auteur de l’étude. Un peu plus confiants dans l’avenir, les locataires n’hésitent plus à déménager pour un logement plus grand voire plus confortable. Mais pas à Paris, où la mobilité n'a jamais été aussi faible avec 16,7% des ménages. «Jamais la mobilité n’était descendue aussi bas. Mais la demande a beau être pressante, il n'y a pas d'offre», note Michel Mouillart.  

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Autre tendance, la vacance des lieux, qui a tendance à s'allonger entre deux locations: 7,8 semaines en moyenne en 2014, soit 1,7 semaine de plus qu'en 2013, détaille Le Monde. Et + 5,6% en région Ile-de-France. «A terme, 30.000 à 40.000 logements seront retirés du marché pour cause d’obsolescence», déplore de son côté François Davy, le directeur général de Foncia et président de Clameur.