Paris veut éviter les embouteillages devant les urnes

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Assistera-t-on dimanche à la même cohue que le 22 avril dans les bureaux de vote parisiens ? Certains électeurs avaient attendu jusqu'à 21 h 10 avant de pouvoir glisser leur bulletin dans l'urne. La Mairie, organisatrice de l'élection, a été prise de court par l'affluence record. Il faut dire que par rapport au premier tour de l'élection de 2002, le nombre de votants a augmenté de 40 %. Dans le même temps, le nombre de bureaux a baissé de 8,4 %, en raison d'un redécoupage de la carte électorale prenant en compte la forte abstention, ainsi que de la mise aux normes d'accessibilité pour les handicapés. D'un bureau à l'autre, le nombre d'inscrits varie du simple au double, la moyenne se situant autour de 1 500 personnes.

Entre les deux tours, la Mairie a pris des mesures pour améliorer la fluidité. Impossible d'augmenter le nombre de bureaux de vote, leur liste ne se révisant qu'une fois par an. Alors, des salles plus grandes seront choisies là où c'est possible, et le nombre de files précédant l'émargement sera doublé dans les bureaux les plus encombrés. Notamment dans les arrondissements les plus peuplés (15e, 18e, 19e). Des agents supplémentaires et des assesseurs bénévoles ont également été recrutés. Les tribunaux d'instance, qui jugent en référé les contestations des électeurs radiés, ne renverront plus sur le bureau situé dans la mairie mais sur celui d'origine de l'électeur. « Espérons que cela sera suffisant », confie-t-on, dubitatif, dans certains arrondissements. D'ailleurs, il reste conseillé d'aller voter le matin avant 10 h ou le midi plutôt qu'en fin d'après-midi.

A J - 2, les polémiques ne sont pas closes. Hier, le Conseil constitutionnel a rappelé que les bureaux de vote et leurs abords « devaient demeurer des lieux neutres ». Une déclaration qui fait suite à un courrier de Françoise de Panafieu, candidate UMP aux municipales, dénonçant la présence de banderoles politiques, notamment en soutien aux enfants de sans-papiers menacés d'expulsion.

assesseurs Le président du bureau, qui est un élu local, est assisté d'assesseurs. Ces derniers sont désignés par les groupes politiques et sont bénévoles. Ils sont au moins deux par bureau, voire quatre.