Paris: Contre les déserts médicaux, la ville planche sur un projet d’aide à l’installation des médecins

SANTE Le dispositif Paris-Med sera voté les 16 et 17 mars lors du prochain Conseil de Paris. Il prévoit des locaux à prix abordables et des subventions pour d'éventuels travaux...

20 Minutes avec AFP
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Un médecin fait une télétransmission par carte vitale, en septembre 2013 dans le nord de la France
Un médecin fait une télétransmission par carte vitale, en septembre 2013 dans le nord de la France — Philippe Huguen AFP

La mairie de Paris va présenter au Conseil de Paris des 16 et 17 mars un projet d'aide à l'installation des médecins parisiens qui devront en contrepartie s'installer pour trois ans et mener des actions de santé publique.

«La finalité de ce dispositif est de lever les obstacles fonciers à l'installation de nouveaux médecins et de professions paramédicales sur le territoire parisien, par un accès facilité à des locaux aménagés et abordables», relève la mairie dans sa délibération.

Dans les quartiers d'intervention prioritaire «cartographiés» par l'Agence régionale de santé (ARS), «les parcs fonciers de la ville et des bailleurs sociaux seront mobilisés afin de faciliter l'accès à des locaux à des prix abordables».

Jusqu’à 15.000 euros d’aides pour réaliser les travaux

«Une subvention d'investissement pourra être versée aux cabinets de santé entrant dans le dispositif afin de financer des travaux d'aménagement et/ou d'équipement des locaux», ajoute-t-elle. «L'ensemble des aides du département de Paris peuvent atteindre jusqu'à 15.000 euros par professionnel installé dans les cabinets aidés, dans la limite de 3.375.000 euros d'ici la fin de la mandature, en fonction des crédits votés annuellement», poursuit cette délibération.

Ce dispositif pourra être complété «par une aide du conseil régional, par le biais du contrat régional d'exercice sanitaire conclu avec chaque professionnel-le (financement de travaux d'aménagement et/ou d'équipement jusqu'à 15.000 euros, sous conditions), s'installant dans les zones déficitaires ou fragiles définies par le SROS (schémas régionaux d'organisation des soins)», toujours selon le texte.

Des cabinets d’au moins trois professionnels de santé

Les médecins concernés sont les professions médicales en accès direct ou les auxiliaires médicaux, dans des cabinets regroupant au moins trois professionnels de santé de secteur 1 dont au moins un généraliste. En contrepartie, les professionnels devront s'implanter «pour une durée de trois ans minimum» et mener «des actions de santé publique».

«Les perspectives de la démographie médicale à Paris sont très préoccupantes (d'ici cinq ans, certains arrondissements pourraient perdre jusqu'à 50% de leurs généralistes en secteur 1), les inégalités territoriales d'accès aux soins de premier recours sont fortes et impactent tout particulièrement les populations vulnérables (personnes disposant de faibles ressources financières, personnes âgées, personnes handicapées) qui ont des besoins de soins importants et sont moins mobiles», relève la mairie dans sa délibération.