Paris: Le préfet demande à Hidalgo de revoir les tarifs des cantines

RESTAURATION Une nouvelle grille tarifaire concernant plusieurs services publics, adoptée par le Conseil de Paris en décembre, ne serait pas conforme aux dispositions réglementaires...

M.G. avec AFP

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Illustration d'une cantine à Paris.
Illustration d'une cantine à Paris. — POUZET/SIPA

Le préfet de Paris, saisi par l'UMP, demande à la mairie de Paris de revoir ses tarifs de restauration scolaire, qu'il juge non conforme aux dispositions réglementaires, selon un courrier transmis à l'AFP ce jeudi.

Les deux délibérations ayant fixé en décembre la nouvelle grille tarifaire «ne sont pas conformes aux dispositions réglementaires (...) en ce qui concerne dix-huit caisses des écoles» (sur vingt), dans la mesure où le «prix de revient réel des repas (y) est inférieur au montant qui serait acquitté par les familles» payant le tarif le plus élevé, explique le préfet dans ce courrier daté du 16 février. Jean Daubigny «demande» par conséquent à la Ville de «modifier» les deux délibérations incriminées.

Nouvelle grille tarifaire

Le Conseil de Paris a adopté en décembre une nouvelle grille tarifaire pour plusieurs services publics (cantines, conservatoire, activités périscolaires payantes, centres d'animation), qui crée deux nouvelles tranches au-delà de la tranche supérieure actuelle de 7.500 euros, pour les foyers gagnant plus de 10.000 et plus de 15.000 euros par mois.

Le groupe UMP au Conseil de Paris avait vivement dénoncé ces nouveaux tarifs, attirant l'attention de l'exécutif municipal sur leur caractère, selon elle, illégal. Sa présidente Nathalie Kosciusko-Morizet s'est félicitée dans un communiqué ce jeudi de «l'injonction donnée par le préfet de la région Ile-de-France à la maire de Paris [Anne Hidalgo] de modifier ses délibérations sur les augmentations des tarifs scolaires».

La ville a deux mois pour répondre

La mairie de Paris a de son côté expliqué qu'«à ce stade», le préfet «demand(ait) une explication de la part de la Ville de Paris». «La Ville a deux mois pour fournir ses arguments. Après avoir reçu nos explications, le préfet décidera de classer sans suite ou de déférer», a précisé un porte-parole.

La Ville argue que le prix de revient des repas pour les caisses des écoles ne couvre pas la totalité du coût pour la ville, puisqu'il faut y ajouter les charges directement supportées par la mairie (personnel qui surveille les enfants, achat et entretien du gros matériel de cuisine, aménagements d'hygiènes et de sécurité, et entretien du bâtiment notamment).