UberPop: Plus de 110 PV dressés à Paris en un mois et demi

TRANSPORT «Il s'agit d'un exercice illégal de la profession de taxi», a résumé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet...

20 Minutes avec AFP

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L'appli Uber facilite le covoiturage, le 04 février 2014.
L'appli Uber facilite le covoiturage, le 04 février 2014. — charlotte gonthier/20 minutes

Plus de 110 automobilistes ayant utilisé l'application UberPop pour transporter contre rémunération des passagers, ce qui est illégal, ont été verbalisés à Paris depuis le 1er janvier 2015, a annoncé mercredi le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Depuis le début de l'année, la loi encadrant l'activité des taxis et leurs concurrents légaux, les sociétés de VTC (voitures avec chauffeurs) est entrée en vigueur. Elle interdit de facto aux automobilistes d'utiliser UberPop, ce service controversé proposée par la société américaine Uber, qui met en relation des passagers et des automobilistes qui ne sont pas des chauffeurs professionnels via une application smartphone.

«Exercice illégal de la profession de taxi»

«Il s'agit d'un exercice illégal de la profession de taxi», a résumé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet, lors d'une opération de contrôle organisée par la préfecture de police de Paris à la gare de Lyon, assurant que depuis l'entrée en vigueur de la loi, «il y avait une intensification des contrôles et des verbalisations».

D'autres opérations de contrôle se sont déroulées mercredi à Lille, Lyon et Bordeaux, où trois chauffeurs utilisant UberPop avaient été interpellés le week-end dernier.

«Toutes ces verbalisations viennent également nourrir des procédures judiciaires en cours sur le délit de mise en relation entre les clients et des automobilistes qui ne sont ni taxis ni VTC», a ajouté Pierre-Henry Brandet.

«Déterminé»

La société Uber a déposé une nouvelle plainte contre la France devant la commission européenne, après une première en décembre 2014, a indiqué mercredi le journal en ligne Les Echos, afin, selon le journal, de parvenir à «l'annulation de la loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC)».

«Le ministère de l'Intérieur est déterminé à ce que la loi sur les taxis et les VTC soit pleinement appliquée», a assuré Pierre-Henry Brandet.