Les feux de cheminée ne sont plus interdits en région parisienne

POLLUTION L'interdiction de faire des feux de cheminée en Ile-de-France aura duré 21 jours....

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une cheminée.
Illustration d'une cheminée. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Les feux de cheminée en foyers ouverts sont de nouveau autorisés à Paris et dans sa région, en chauffage d'appoint ou d'agrément, a annoncé mardi la préfecture, qui les avait interdits pour lutter contre les émissions de particules, suscitant la réprobation de Ségolène Royal.

L'arrêté annule l'interdiction des feux à foyers ouverts depuis le 1er janvier

Le nouvel arrêté a été pris le 21 janvier, à la suite d'une instruction écrite de la ministre de l'Ecologie. Il modifie un précédent texte qui, au nom de la lutte contre les émissions de particules fines, prévoyait de bannir à compter du 1er janvier tous les feux de bois en foyers ouverts, à Paris et dans 435 communes environnantes. Cet arrêté avait été pris en mars 2014 à la suite d'un très fort épisode de pollution, mais ne prévoyait aucune sanction.

Le feu d'agrément autorisés aussi à Paris

Selon la préfecture de région, désormais «l'utilisation de cheminées à foyers ouverts est autorisée pour le chauffage d'appoint et les flambées d'agrément sur tout le territoire régional, y compris Paris». L'usage des foyers ouverts comme chauffage principal, interdit en Ile-de-France depuis 2007, reste proscrit. Dans cette «zone sensible» (Paris et son agglomération, soit 24% du territoire francilien et 87% de sa population), les nouveaux appareils installés devront être performants (label Flamme Verte 5 étoiles, ouvrant droit au crédit d'impôt), soulignent en outre les autorités.

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Début décembre, Mme Royal avait vivement critiqué l'interdiction des feux en foyers ouverts, assimilée à de «l'écologie punitive», puis elle avait écrit au préfet pour lui demander de «supprimer cette interdiction». «Une telle interdiction n'est pas adaptée aux actions de lutte contre la pollution atmosphérique en Ile-de-France», avait-elle estimé. Elle «donne un signal négatif alors que les pouvoirs publics veulent développer l'usage de la biomasse comme énergie renouvelable». En Ile-de-France, le chauffage au bois résidentiel contribue à hauteur de 23% aux émissions de particules dites «PM10»(diamètre inférieur à 10 microns) et 32% des PM 2,5,(inférieur à 2,5 microns) selon Airparif, l'association chargée de surveiller la qualité de l'air.

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Les foyers ouverts constituent plus de la moitié de ces émissions dues au chauffage au bois, car ils émettent huit fois plus de particules qu'un foyer fermé avec un insert performant, pour une même quantité d'énergie consommée, souligne la Direction régionale de l'Environnement et de l'Énergie (DRIEE). Les particules en suspension dans l'air, notamment les PM 10 et les PM 2,5, sont considérées par l'OMS comme très nocives pour la santé.