Global game jam: 48h pour accoucher d’un jeu vidéo le plus abouti possible

JEU VIDEO Une nouvelle édition du Global game jam démarre ce vendredi et tiendra en haleine les «geek» du monde entier. L'objectif? Créer un jeu vidéo en un week-end. Paris est de la fête…

Fabrice Pouliquen

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Un participant à l'édition 2012 du Global Game Jam au Mexique.
Un participant à l'édition 2012 du Global Game Jam au Mexique. — HECTOR GUERRERO / AFP

Le coup d’envoi sera donné à 17h ce vendredi. Le temps d’un week-end, le Global game Jam réunira des participants du monde entier autour d’un unique but: sortir en 48h le jeu vidéo le plus abouti possible. Fabien Delpiano, gérant de Pastagames, entreprise spécialisée dans le développement de jeux vidéo et co-organisateur de l'événement à Paris, fait le point sur l'événement et son progamme parisien.

En quoi consistent les Global Game Jam?

Déjà, ce n’est pas une opération qui ne concerne que Paris mais qui se déroule simultanément un peu partout dans le monde. L’idée est simple. A partir de ce vendredi 17h, les équipes de participants auront 48h pour sortir un jeu vidéo, ou du moins quelque chose qui s’en rapproche le plus. Une démo, un prototype... Le dimanche soir à 17h, les jeux vidéos doivent tous être mis en ligne sur une plateforme et testables par les internautes.

Qui peut participer à ce week-end?

Tout le monde. On y trouve des professionnels du jeux vidéos qui participent à ce Global Game Jam pour s’amuser et retrouver un peu l’esprit pionnier de leur métier. Mais il y a aussi beaucoup d’étudiants et même des novices qui ont envie de contribuer en tant que designer, spécialiste du codage informatique, ou tout simplement comme pourvoyeur d’idées. C’est l’une des particularités de l’événement: il n’y a pas de comité organisateur. A Paris, des écoles d'informatique ou du jeu vidéo mettent parfois à disposition des locaux pour les équipes. Mais il est tout à fait possible aussi de participer de son garage. Il suffit de suivre le déroulé de l’évènement via le site globalgamejam.org.

En 48h, qu'est-il possible de sortir comme jeu vidéo?

Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à sortir un jeu abouti jouable sur les consoles les plus récentes. Mais en 48h, il est possible tout de même de sortir des choses bluffantes. Il y a aujourd’hui des outils qui permettent d’aller assez vite pour monter un prototype 3D. Tout dépendra alors des talents qui composent les équipes. Des jeux vidéos devraient proposer des graphismes étonnants, d’autres auront un gameplay bien travaillé… Parfois, des équipes arrivent à tout faire bien en même temps, mais il faut avouer que c’est rare.

Quels sont vos conseils pour être le plus performant possible sur ces 48h?

Ne pas voir trop gros. L’erreur est de se fixer un objectif irréalisable et, au final rendre, 5% de ce qu’on avait envie de faire. C’est le meilleur moyen de rendre un jeu qui ne ressemble à rien à l’issue de ce Global game Jam. Il faut être réaliste sur ce qu’on peut faire en 48h. En cela, ce week-end est un excellent exercice pratique pour des étudiants en école du jeu vidéo. 

L’esprit des Global game Jam est-il plus proche d’un start-up week-end ou d’une jam session entre musicien?

D’une jam session entre musiciens. Dans un start-up week-end, l'idée est tout de même de donner les bases d’une vraie entreprise qui seront creusées par la suite. A la Global game Jam, les participants viennent généralement plus pour s'amuser. Et parce qu’il n’y a justement pas de contraintes de rentabilité derrière, ce week-end est justement l'occasion de s’autoriser toutes les folies, toutes les libertés.

Global game jam: Quatre jam sites à Paris

A Paris, quatre sites mettront à disposition des locaux aux équipes participants à la Global Game Jam. Il s'agit pour l'essentiel d'école d'informatique ou du jeu vidéo. Certains de ces sites affichent d'ores et déjà complets comme Isart Digital, l'école du jeu vidéo et de l'animation 3D, ou l'Ican, l'école des jeux vidéo et de la création numérique. En revanche, il reste encore des places à Epitech Paris, une école d'informatique située rue Voltaire au Kremlin-Bicêtre, mais aussi à Mozilla Paris, boulevard Montmartre (9e).