Royal relance l'idée du troisième aéroport francilien

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Magali Gruet et Mickaël Bosredon

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Elle est la première candidate à l'élection présidentielle à s'être exprimée clairement sur la question du troisième aéroport francilien. Hier, une lettre envoyée par Ségolène Royal au maire PS de Gonesse (Val-d'Oise) a été rendue publique, dans laquelle la candidate socialiste assure qu'elle « mettra en place une politique déterminée pour maîtriser la hausse du trafic aérien » qui passera par « le développement d'une troisième plate-forme en Ile-de-France », la limitation de l'usage de Roissy, le renforcement des aides aux riverains et la révision du plan d'exposition au bruit, adopté début avril.Pourtant, au niveau régional, le président socialiste Jean-Paul Huchon n'est pas favorable à cette option, et a refusé de l'inscrire dans le nouveau schéma directeur d'Ile-de-France (Sdrif). « Si elle tient parole, on applaudit à deux mains. Mais de toute façon, aucun président ne pourra dire qu'il est contre, car il sera obligatoire », assure Michel Tournay, président de l'association de riverains Arec. L'UMP estime de son côté la situation « compliquée », et n'a pas de « ligne de principe précise ». Jérôme Dubus, vice-président du Medef Ile-de-France milite, lui, pour un troisième aéroport, mais en Ile-de-France. « Je ne sais pas où Royal souhaiterait l'implanter. Si c'est Vatry [Marne], il faut savoir que cet aéroport ne peut accueillir de passagers. Si c'est Chaulnes [Picardie], c'est un peu loin d'Orly et de Roissy... », estime le représentant patronal. Qui juge toutefois « urgent » de lancer ce projet, « car il faudra vingt ans pour le réaliser ».