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IMMOBILIERParis: L'immobilier dans un état de santé «limite» dans la capitale

Paris: L'immobilier dans un état de santé «limite» dans la capitale

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Un nouvel outil, mis en place par le site MeilleursAgents.com et dévoilé ce mardi, permet de poser un diagnostic plus précis sur le secteur. Pour ensuite pouvoir adapter le traitement…
Illustration d'un appartement vendu à Paris (20e), le 17 janvier 2011.
Illustration d'un appartement vendu à Paris (20e), le 17 janvier 2011. - GELEBART/20 MINUTES/SIPA
Mathieu Gruel

Mathieu Gruel

Le marché immobilier parisien est-il en bonne santé? Si se loger dans la capitale donne souvent l'impression d'un long chemin de croix, un nouvel outil mis en place par le site MeilleursAgents.com doit permettre d'objectiver ce sentiment.

En présentant, ce mardi, la première édition de son carnet de santé immobilier, le site propose ainsi une nouvelle grille de lecture pour y parvenir. Basée sur différentes données en provenance des notaires, agences immobilières, de l'Insee... mais aussi sur la combinaison de dynamiques locales telles que l'emploi, elle vise à mieux cerner ce qui coince où ce qui fonctionne, dans dix grandes villes Françaises.

Et premier constat à Paris, c'est que le marché y est fluide. Avec des délais de commercialisations raisonnables de 58 jours en moyenne, contre 129 jours à Marseille, «cela est plutôt positif», analyse Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com. «Mais c’est plus compliqué en termes d’équilibre entre l’offre et la demande», fait-il également remarquer.

Le point noir de l'accessibilité

Selon l’indicateur de tension immobilière, également mis en place par le site et utilisé pour établir ce carnet de santé, il y aurait en effet à Paris, au 1er janvier 2015, un acheteur pour un vendeur. «Ce qui est trop peu pour que les prix baissent», explique Sébastien de Lafond. A titre de comparaison, en 2011, «il y avait six acheteurs pour un vendeur, ce qui avait alors fait exploser les prix», poursuit le président du site.

Autre point noir à Paris: l’accessibilité, c'est-à-dire la part de ménages moyens, selon l’Insee, pouvant acheter 60m2. Celle-ci n'est que de 17% dans la capitale, quand les meilleurs élèves dans cette catégorie atteignent un taux de 49% pour Marseille, ou 47% pour Nantes.

Mais c’est une fois ces différentes données compilées, que l’on peut établir le diagnostic complet. Et constater que Paris arrive ainsi à la sixième place de ce classement de dix villes françaises. Derrière le peloton de tête constitué par Nantes, Strasbourg et Lyon, villes déclarées en «bonne santé», arrivent ensuite Toulouse, Bordeaux et Paris, dont le marché immobilier est présenté comme étant dans un état «limite». Viennent enfin Lille, Montpellier, Marseille et Nice, où le secteur est jugé comme étant dans un «état critique».

Le bon diagnostic pour le bon remède

Une fois le diagnostic posé, reste encore à trouver comment soigner le patient. Si Sébastien de Lafond ne voit «pas de solution à court terme», il pointe tout de même comme piste de «construire juste autour de Paris et de faire sauter cette barrière du périphérique».

Pour mesure dans le temps l'évolution des maux du patient, ce carnet de santé devrait ensuite être mis à jour tous les ans, «peut-être tous les six mois», espère Sébastien de Lafond. Avec l’idée «porter un regard différent sur l’immobilier» et «permettre aux élus, banquiers et autres, de prendre de meilleures décisions».

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