Essonne: Le maire de Champlan nie s'être opposé à l'inhumation du bébé rom

ROMS Revirement de position?...

20 Minutes avec AFP

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Christian Leclerc, le maire de Champlan, nie ce dimanche s'être opposé à l'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière municipale.
Christian Leclerc, le maire de Champlan, nie ce dimanche s'être opposé à l'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière municipale. — Infographie IDE

Christian Leclerc, maire de Champlan (Essonne) nie ce dimanche s'être opposé à l'inhumation du bébé rom dans le cimetière municipal. Maria Francesca, âgée de deux mois, est décédé le lendemain de Noël de la mort subite du nourrisson. Ses parents, qui vivent depuis plus d’un an dans un bidonville sur la commune, près des pistes de l’aéroport d’Orly, souhaitaient faire enterrer leur fille au cimetière de Champlan.

«La mayonnaise a été montée»

Le Parisien a pourtant rapporté, ce samedi, des propos de Christian Leclerc expliquant sa décision de refuser l'inhumation à Champlan de Maria Francesca par le «peu de places disponibles». «Il nous faut gérer les places au cas par cas, selon les circonstances, et si la famille habite sur place. Les concessions sont accordées à un prix symbolique et l'entretien coûte cher alors priorité est donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux». 

Julien Guenzi, gérant d'une entreprise de pompes funèbres et sollicité par les parents de Maria Francesca pour demander l'autorisation d'inhumer le nourrisson à Champlan, a aussi raconté à l'AFP s'être confronté au refus du maire «aucune explication». 

«A aucun moment je ne me suis opposé à cette inhumation. La mayonnaise a été montée, réagi ce dimanche Christian Leclerc.On avait le choix (pour l'enterrement) entre Corbeil et Champlan. J'ai dit OK mercredi matin pour l'un ou l'autre des scénarios», a-t-il ajouté, estimant que sa réponse pouvait avoir été mal interprétée par les services de la ville.

«La personne » en charge du dossier n'était «pas habituée», «elle s'est un peu pris les pieds dans les différents documents», a-t-il dit, invoquant «une erreur de compréhension dans la chaîne de décision». «Je suis laminé par tout ce que j'ai entendu (...). Je vais envoyer un message de condoléances et de compassion à la famille », a encore assuré le maire.

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, «bouleversé»

Cette décision avait suscité l’émoi de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (Asefrr), mais aussi d’élus et de Jacques Toubon, le Défenseur des droits. Ce dimanche matin, sur France Inter, ce dernier s'est dit bouleveré par cette affaire.