Le Conseil de Paris approuve la création de logements sociaux sur le site du siège de l'UMP

POLITIQUE Le voeu présenté au Conseil de Paris a été adopté, ce mercredi, sous les huées de l'opposition...

M.G. avec AFP

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Le siège de l'UMP, rue de Vaugirard (15e), le 10 mars 2013.
Le siège de l'UMP, rue de Vaugirard (15e), le 10 mars 2013. — WITT/SIPA

Le Conseil de Paris a approuvé mercredi un voeu demandant qu'une réserve pour du logement social soit inscrite à l'adresse du siège de l'UMP, dans le cadre de la future modification du Plan local d'urbanisme (PLU).

«Cette réserve, qui devrait être intégrée dans le PLU en 2015, gèle la parcelle de façon à ce que si le siège est vendu, il le soit à un bailleur social pour y faire du logement social», a expliqué à l'AFP le cabinet de l'adjoint chargé du Logement Ian Brossat (PCF).

Le voeu présenté par le groupe PCF a été adopté grâce aux voix du PCF et du PS, sous les huées des bancs de l'opposition. Le groupe EELV a préféré ne pas prendre part au vote. «Le groupe écologiste ne souhaite pas participer, ce n'est ni le sujet ni le lieu», a expliqué la coprésidente du groupe Anne Souyris.

Déficitaire en logement social

Hervé Bégué, qui présentait le voeu au nom de son groupe, a rappelé que la présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait souhaité en juin la vente du siège de l'UMP, le jugeant «froid et glacial».

Ian Brossat a approuvé le voeu au nom de l'exécutif, soulignant que la rue de Vaugirard (15e) où se trouve le siège de l'UMP est nettement déficitaire en logement social, et que le groupe UMP lui-même a demandé l'accélération de la transformation de bureaux obsolètes en logements à Paris.

Le conseiller de Paris UMP Pierre-Yves Bournazel a vivement réagi à l'initiative des communistes, parlant d'une «expropriation».

«Les partis politiques sont protégés par la Constitution, parce qu'ils concourent à la vie politique. Qu'une instance comme la Ville de Paris puisse se permettre de vouloir empêcher un parti de vivre, de travailler, eh bien c'est sortir de la démocratie, c'est extrêmement grave, et Mme Hidalgo en votant ce voeu ne s'honore pas, elle abaisse la fonction de maire de Paris, je crois d'ailleurs qu'elle n'y est jamais vraiment rentrée», a-t-il lancé dans l'hémicycle.