Paris: Le groupe UMP propose un contre-budget

BUDGET 2015 L’équipe de Nathalie Kosciusko-Morizet a aussi planché sur le budget 2015 de Paris, estimant qu’une autre politique est possible…

Fabrice Pouliquen

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Nathalie Kosciusko-Morizet présente ses têtes de listes pour les municipales 2014 à Paris, dans son QG parisien rue de la Lune, le 10 octobre 2013.
Nathalie Kosciusko-Morizet présente ses têtes de listes pour les municipales 2014 à Paris, dans son QG parisien rue de la Lune, le 10 octobre 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

«Le budget 2015 a été comblé avec quelques paillettes et beaucoup d’impôts », lance Nathalie Kosciusko-Morizet. La présidente du groupe UMP au Conseil de Paris donne tout de suite le ton alors que le conseil municipal de Paris, qui s’ouvre ce lundi, s’apprête à se pencher sur le budget 2015 de la ville. «Il y a une erreur, voire une faute dans les choix budgétaires faits par la majorité municipale», estime-t-elle, précisant qu’une autre politique est possible.

>> Budget 2015 : «La situation financière de Paris n'est pas alarmante» 

Le groupe UMP au conseil de Paris présentera d’ailleurs son contre-budget lundi, un travail piloté principalement par Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement. «Notre contre-budget dégage 570 millions d’euros de nouvelles marges de manœuvre pour boucler le budget 2015 et réduire de 100 millions d’euros l’endettement de la collectivité parisienne», annonce d’emblée le document.

Beaucoup plus d’économies

Comment? D’abord en poussant bien plus loin les réductions de dépenses de fonctionnement. Quand l’équipe d’Anne Hidalgo envisage de réduire de 130 millions de ces dépenses, le groupe UMP propose, lui, d’atteindre le montant de 302 millions par an. Pour y parvenir, il mise sur une réduction des dépenses du personnel de 2,5%, «un objectif parfaitement justifié lorsqu’on sait que les effectifs de la ville de Paris ont progressé de 35% depuis 2000, passant de 40.000 à 54.000», argumente Nathalie Kosciusko-Morizet. L’UMP veut notamment mettre en place un plan de réduction de l’absentéisme, qui couterait chaque année 200 millions d’euros à la collectivité parisienne.

Chasse au gaspillage sur les grands chantiers

Pour atteindre ces 302 millions d’euros d’économie, NKM instaurerait aussi une chasse au gaspillage sur certains grands chantiers dont les factures ont explosé. «La facture des Halles qui passe de 200 millions d'euros à 1 milliard d'euros, ce n'est pas de l'investissement, c'est de la dépense publique», dénonce la présidente du groupe UMP au conseil de Paris.

«Mieux valoriser le patrimoine»

Un autre axe sur lequel l’UMP aimerait jouer est le patrimoine parisien. «Actuellement, la ville de Paris ne valorise pas du tout son patrimoine », déplore Jean-François Legaret, prenant l’exemple du château de Bellefontaine «vendu par la ville à 2 millions d’euros alors que sa valeur  était estimée à 3,9 millions en 2006». «120 millions d’euros de produits supplémentaires seront possibles grâce à une politique plus ambitieuse de valorisation du patrimoine», estime l’UMP dans son rapport.