La gratuité dans les transports divise

SOCIAL Le nouveau dispositif de la région Ile-de-France en faveur des RMistes fortement critiqué...

M. B.

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A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, la mesure de gratuité dans les transports publics franciliens en faveur des RMistes, mise en place samedi par Jean-Paul Huchon (PS), monte en polémique nationale. Et divise les candidats à l'élection. Pour la droite, la mesure relève de l'« assistanat ». Nicolas Sarkozy (UMP) a expliqué hier qu'une telle initiative tendait à « installer les RMistes dans leur statut ». Ils pourraient ainsi hésiter à accepter un travail mal payé, et renoncer à leurs avantages. Même du côté des associations, les réactions sont mitigées. Martin Hirsch, président d'Emmaüs, a été le premier ce week-end à critiquer la mesure. Il suggère de « mettre en place un dispositif progressif, non pas lié au statut mais aux ressources ». ATD Quart Monde aurait préféré « une revalorisation des minima sociaux ». Mais à la Fnars (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale), on estime : « Ce n'est pas parce que ce n'est pas parfait qu'il ne faut pas le faire. »Cette mesure, poussée par les communistes d'Ile-de-France, concerne 150 000 RMistes et leurs ayants droit (conjoints et enfants) soit 350 000 personnes.

appels Vendredi, 5 000 personnes ont contacté l'Agence solidarité transports (0 800 948 999) pour obtenir le forfait gratuité transports. Cela devrait coûter 87 millions d'euros par an à la région.