Paris: Privatisez votre bar préféré en quelques clics

ENTREPRISE Trois étudiants-entrepreneurs viennent de lancer un service baptisé Privateaser…

Mathieu Gruel

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Pour ne pas finir tout seul avec votre PC, le site Privateaser vous permet de privatiser un bar en quelques clics, pour faire la fête avec vos amis.
Pour ne pas finir tout seul avec votre PC, le site Privateaser vous permet de privatiser un bar en quelques clics, pour faire la fête avec vos amis. — LORENVU/SIPA

Votre anniversaire approche à grand pas? Et avec lui grandit l’angoisse de ne jamais réussir à faire rentrer vos 40 potes dans votre appart de 20m2? Alexandre, Nicolas et Raphaël ont la solution. Grâce au site Privateaser, qu’ils ont lancé en juillet, les trois copains issus de l'Ecole Centrale de Paris proposent un service innovant, pour les réservations de groupes dans les bars et clubs privés parisiens.

Après «quelques difficultés pour faire adhérer les premiers bars», reconnaît Nicolas, leur site compte désormais une cinquantaine d’établissements.  Et les trois compères, qui bénéficient depuis ce mardi du statut d’étudiant-entrepreneur, ne comptent pas s’arrêter là.

Retour sur investissement

D’ici fin 2015, le trio espère bien proposer plus de 300 bars à privatiser sur son site. Car après quelques mois de fonctionnement, ce service gratuit semble séduire. «Les gens sont contents et nous aussi», résume Léo, gérant du bar Le Sparks (9e).

Face à la concurrence, le site Privateaser lui a offert «une visibilité» et lui assure une activité, même en période de creux. Mais cela se paye. «Nous reversons 2 euros par personnes qui viennent via le site», explique Léo.

Mais le retour sur investissement vaut le coup. «Une soirée comme celle que nous avons accueillie la semaine dernière, ça équivaut au chiffre d’affaires d’une semaine», détaille le patron. Pour lui, les jeunes entrepreneurs «très cools et très dispos, ont tout compris».

Toujours pas de salaires

Ces derniers, qui se chargent de créer les profils des bars sur leur site, s’occupent également de négocier avec eux. De quoi séduire des usagers aux revenus parfois modestes. Gabrielle, étudiante de 22 ans, confirme. «On a pu avoir nos pintes à  4 euros au  lieu de 8 euros». Tombée sur le site par hasard, alors qu’elle cherchait comment organiser un anniversaire «au dernier moment, comme d’habitude», elle dit avoir «beaucoup apprécié le service».

Malgré ces bons débuts, les trois copains ne peuvent toujours pas se verser de salaires. Mais cela pourrait venir vite. Après avoir créé leur société en octobre, ils emménagent d’ici quelques semaines dans des locaux du Campus Cluster Innovation Paris, où ils pourront développer leur entreprise et continuer à voir plus loin.

Peut-être au-delà de la seule capitale française. «Nous souhaiterions exporter notre concept à l’international dans les capitales européennes», précise en effet Nicolas. Mais avant, «on veut encore exploiter et sécuriser le marché parisien pendant un an».

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