Pass Navigo: Vers un tarif unique pour les étudiants et les scolaires?

TRANSPORT La Région Ile-de-France pourrait mettre en place à la rentrée 2015 un tarif unique de 35 euros pour la carte Imagine R destinée aux scolaires et étudiants...

Julien Sofianos

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Illustration d'un passe Navigo.
Illustration d'un passe Navigo. — VALINCO/SIPA

35 euros, tarif unique, pour les étudiants. C'est la mesure que souhaite faire adiopter le groupe Front de Gauche au conseil régional d'Île de France. Pour Gabriel Massou, président du groupe FDG (communiste), «il n'est pas tenable après le passe unique à 70 euros l'année prochaine de ne pas le faire pour les jeunes, alors que nous en avons fait une priorité de notre mandat».

M. Massou a ainsi présenté la proposition d'un tarif unique à 35 euros pour les 825.000 bénéficiaires de la carte Imagine R lors d'une réunion de l'exécutif régional mardi matin. «Les groupes de la majorité allaient dans le même sens et l'exécutif, Jean-Paul Huchon (président de la Région), va travailler dessus», a-t-il déclaré à l'AFP.

40 millions en moins dans les caisses

«Nous évaluons cette mesure à une quarantaine de millions d'euros par an» en manque à gagner de recettes pour le Stif, a dit M. Massou, soit «une dizaine de millions pour 2015 si la mesure entre en vigueur à la rentrée».

«Il faut construire la mesure pour le budget du Stif (le 10 décembre) et celui de la Région», qui sera débattu du 17 au 19 décembre, a dit le responsable communiste. En effet, le financement de la carte Imagine R est du ressort des collectivités, et ne dépend pas des taxes versées par les entreprises comme pour le passe unique.

L'allègement de la TVA demandé

Interrogé sur les difficultés de financement du passe unique, qui va nécessiter pour la région de trouver chaque années 200 millions d'euros dans son budget à partir de 2016, M. Massou a annoncé qu'il proposerait aux autres groupes de la majorité (PS, EELV, PRG-MUP) de rédiger une texte à l'attention du gouvernement pour demander un retour de la TVA de 10% à 5,5% dans les transports du quotidien considérés en Ile-de-France comme «bien de première nécessité».

«C'est un combat de longue haleine», a dit M. Massou, rappelant que son groupe «défend depuis 2007 l'idée d'un passe unique qui a mis presque dix ans s'imposer».