Palais omnisports de Bercy: Où en est-on du chantier?

SPECTACLES La tenue cette semaine du tournoi de tennis Masters 1000 de Bercy ne doit pas faire illusion. Le palais omnisports de Paris-Bercy ne fait qu’une pause dans les travaux et s’y remet dès le 8 décembre…

Fabrice Pouliquen

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Le Palais omnisports de Paris-Bercy fermera de nouveau ses portes le 8 décembre pour la deuxième phase de ses travaux de rénovation prévus pour durer jusqu'à fin septembre 2015. Lancer le diaporama
Le Palais omnisports de Paris-Bercy fermera de nouveau ses portes le 8 décembre pour la deuxième phase de ses travaux de rénovation prévus pour durer jusqu'à fin septembre 2015. — © Bercy / DVVD architectes/Yam studio

Ce n’est qu’une pause dans les travaux. Juste le temps d’assurer une nouvelle édition des Masters de tennis de Paris-Bercy et d’accueillir une trentaine d’autres concerts, dont ceux de Stromae et Lady Gaga. Mais le  8 décembre, le Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB) refermera ses portes et fera silence pour poursuivre sa rénovation jusqu’au 30 septembre 2015.

Il suffit de se poster aux bas des marches de la mythique salle parisienne pour se rendre compte qu’elle est encore en plein chantier. Démarrée en mars, la première phase des travaux a permis de refaire la patinoire Sonja-Henie qui ouvrira définitivement le 7 novembre prochain. «Nous avons refait à neuf les guichets, les vestiaires, le mobilier et la capacité des gradins a été porté à 400 places», raconte ce mercredi Daniel Vaniche, l’architecte de l’agence DVVD maître d’œuvre de la rénovation du POPB.

20.300 places et 30 configurations possibles

L’autre enjeu de cette première phase était de faire tout le travail préparatoire à la deuxième phase dès travaux, celle qui s’attaquera à la salle en elle-même. Le plus dur commence? «On va sûrement suer à grosse goutte, reconnaît Daniel Vaniche. En dix mois, il faudra défaire et refaire la salle.» De 17.000 places actuellement, la Bercy Aréna (autre nom du POPB) verra sa capacité d’accueil portée à 20.300. «Mais seulement pour les concerts dont la scène sera au centre et le public dans les gradins tout autour», indique Julien Collette, directeur général de la Société d’exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy.

Une configuration précise donc, mais plus de l’ordre de l’anecdotique. «Ce qui importe, c’est qu’on multipliera les configurations possibles de la salle, reprend Julien Collette. Il y en aura 30 possibles, de 8.000 à 20.300 places.» L’ambition est d’attirer de nouveaux événements au POPB occupé jusqu’à présent entre 100 et 120 jours par an. «Pourquoi pas accueillir des jeunes artistes de la chanson française dans notre format 8.000 places, ou programmer plus de spectacles familiaux comme du cirque?», lance Julien Collette.

La Bercy-Aréna s’étendra jusqu’à la rue

La salle n’est pas tout. Le chantier améliorera aussi ses abords. «Un incontournable, estime Daniel Vaniche. Aujourd’hui, les spectateurs arrivent bien plus tôt aux spectacles, veulent d’abord boire un verre, prendre le temps de découvrir les lieux ou lire le speech du spectacle auquel ils vont assister.»

Le POPB a donc revu ses conditions d’accueil. Terminées par exemple les grandes marches qui menaient à l’entrée. «Le Palais s’étendra désormais jusqu’à la rue via un hall de 2.000m² par lequel entreront les spectateurs», détaille Daniel Vaniche.  Les couloirs conduisant aux gradins seront également remis au goût du jour et accueilleront un restaurant et un bar lounge ouverts toute l’année. Enfin, la promenade le long des pelouses en hauteur de l’édifice, qui n’a pas jusque-là rencontré un franc succès, sera améliorée. Une passerelle permettra notamment de prolonger la balade sur le parc de Bercy voisin.

Le POPB va perdre son nom

Coût de l’opération? 140 millions d’euros que «nous finançons sans subvention publique», tient à préciser Julien Colette. En revanche, le palais des sports ne devrait pas échapper au naming et devrait troquer son nom pour celui d’un sponsor qui aura mis suffisamment d’argent sur la table. Combien? «Secret des affaires, répond Julien Collette. Mais des négociations sont bien en cours pour trouver dès début 2015, un partenaire de naming.»