Val-de-Grâce: La maire du Ve dénonce un «gâchis pour les Parisiens»

HÔPITAL Florence Berthout s’élève contre la cessation des activités médicales de l’hôpital militaire parisien annoncée la semaine dernière par le ministrede la Défense jean-Yves Le Drian…

20 Minutes avec AFP

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Nathalie Kosciusko-Morizet et Florence Berthout le 7 mars 2014 dans le Ve arrondissement à Paris
Nathalie Kosciusko-Morizet et Florence Berthout le 7 mars 2014 dans le Ve arrondissement à Paris — Eric Feferberg AFP

La maire UMP du Ve arrondissement de Paris, Florence Berthout, a dénoncé avec vigueur lundi devant le Conseil de Paris le «gâchis» que représenterait la fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, situé dans son arrondissement.

Florence Berthout a fait valoir que le Val-de-Grâce était l'«hôpital militaire qui accueille le plus de civils, 80% de patients civils», et que 87% de ceux-ci provenaient d'Ile-de-France, dont la moitié de Paris.

Sa pétition atteint 25.000 signatures ce lundi

La pétition qu'elle a lancée il y a une dizaine de jours avait recueilli lundi quelque 25.000 signatures, preuve, selon elle, que «le Val-de-Grâce est non seulement un fleuron de la médecine militaire, mais bien plus encore un lieu de soins de premier plan pour les Parisiens et pour Paris».

L'élue a fustigé les «arguments économiques et budgétaires fallacieux» du ministère de la Défense, citant « les travaux de restructuration en termes de sécurité qui vont du simple au triple (250 à 750 millions d'euros) selon les jours, alors qu'aucune étude n'a véritablement été réalisée pour savoir combien coûterait un maintien de l'activité hospitalière au Val ».

«Ne pas être dupe des leurres du ministère de la Défense»

« La nécessité de coupes budgétaires qui aurait pu être justifiée par le rapport de la Cour des Comptes de 2009 s'explique d'autant moins que le Val-de-Grâce (...) avait été le premier à avoir initié un Groupement de coopération sanitaire avec l'hôpital Cochin dès 2012 », a-t-elle poursuivi.

La maire du Ve a invité l'opinion publique à ne pas être «dupe» des «leurres» du ministère de la Défense, qui a évoqué la transformation de l'hôpital en «pôle de formation et de recherche». «L'école du Val-de-Grâce existe déjà comme haut lieu de formation, quant au lieu de recherche, il est flambant neuf (2009) et se trouve sous la tutelle du Val-de-Grâce».

Des équipements de pointe «perdus pour les Parisiens»

Florence Berthout a craint que les équipements de pointe dont dispose le Val-de-Grâce ne soient «perdus» pour les Parisiens, en raison de la difficulté à les déménager. Elle a enfin souligné les investissements réalisés par l'hôpital: 1,5 million d'euros pour la pharmacie en 2012, 5 millions d'euros pour la rénovation de la structure nucléaire en 2013.