Corbeil-Essonnes: Une nouvelle école incendiée par une voiture bélier

FAITS DIVERS Une médiathèque et une école avaient été incendiées début octobre dans le quartier sensible des Tarterêts...

20 Minutes avec AFP

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L'école Jean Macé à Corbeil-Essonnes a été incendié le 6 octobre 2014.
L'école Jean Macé à Corbeil-Essonnes a été incendié le 6 octobre 2014. — AFP

Une voiture bélier en flammes a été projetée dans la nuit de dimanche à lundi contre un groupe scolaire de Corbeil-Essonnes, provoquant un incendie, deux semaines après deux sinistres similaires dans un autre quartier de cette ville de l'Essonne. Le véhicule incendié, une voiture blanche rentrée par le portail fracturé de l'école, qui comprend une école maternelle et une école primaire, a été entièrement calciné. Ce mardi matin, la ministre de l'Education Najat Vallaud Belkacem et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se rendront devant l'école. Dans un communiqué, les deux ministres «font part de leur indignation et expriment leur solidarité envers le corps enseignant, la communauté éducative et l’ensemble des habitants de Corbeil».

Le plafond de l'école s'est effondré

Retiré à 11 heures, il avait été garé en marche arrière sous le préau. Une partie du plafond de l'école primaire, dont la façade a été noircie par les flammes, s'était effondrée sur lui. L'école maternelle et le centre de loisir sont intacts. Une caméra de surveillance, située près du portail, pourrait avoir tout enregistré.

Aucun blessé

Selon une source policière, personne n'a été blessé: l'école, qui accueille 140 élèves, était inoccupée en pleine nuit et les vacances scolaires de la Toussaint viennent de commencer. Une quinzaine de pompiers sont intervenus entre 5h et 6h40. Selon eux, «les dégâts sont principalement dus à la propagation des fumées dans l'école», qui se trouve dans un quartier réputé assez calme.

«Deux individus ont été aperçus, qui ont pris la fuite à moto» après les faits, a expliqué une deuxième source policière. Le véhicule incendié avait été signalé volé à Villabé (Essonne), a ajouté cette source. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.

«Une affaire de grands qui se règle dans la cour de récréation»

Devant l'école, Emilie Fournier, l'une des enseignantes, s'est désolée de «ce désastre». «C'est une affaire de grands qui se règle dans la cour de récréation», a-t-elle estimé. Ouahida Senhadji, mère d'un enfant de 7 ans, en avait les larmes aux yeux: «On est choqué, c'est un acte calculé, ciblé.»

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a dénoncé dans un communiqué un «acte répugnant». «Quand on touche à une école de la République, c'est un acte terroriste», a déclaré à l'AFP son premier adjoint, Jean-Michel Fritz. «On avait fait le tour des équipements pour voir ceux qui auraient pu être vulnérables», a-t-il ajouté. «Mais on a un ennemi invisible en face de nous.»

«On veut faire régner la terreur à Corbeil-Essonnes»

Pour Martine Soavi, de l'association Agir pour les Tarterêts, «c'est un message au maire, aux habitants, à la République. On est inquiet parce qu'il y a une escalade, on veut faire régner la terreur à Corbeil-Essonnes.» Le quartier sensible a déjà connu plusieurs drames similaires.

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, une médiathèque et une école avaient été incendiées de la même manière dans le quartier sensible des Tarterêts.

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