La peur grandit chez les cheminots

AGRESSIONS A la SNCF, les agressions envers les agents sont en hausse. Et leur moral est en baisse. Hier, une partie du personnel de l'entreprise a profité de la venue en gare d'Austerlitz de sa présidente, Anne-Marie Idrac, pour manifester son ras-le-bol face ...

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A la SNCF, les agressions envers les agents sont en hausse. Et leur moral est en baisse. Hier, une partie du personnel de l'entreprise a profité de la venue en gare d'Austerlitz de sa présidente, Anne-Marie Idrac, pour manifester son ras-le-bol face à une situation qu'il juge « de plus en plus difficile ». Selon les chiffres communiqués par la direction en début de semaine, les agressions contre les agents du Transilien ont augmenté de 16 % en 2006. « On pense que c'est plus, estime Guy Rymarczyk, secrétaire du syndicat SUD-Rail Austerlitz. Une enquête sur nos conditions de travail et sur la sécurité est en cours. Nous attendons ses conclusions avec impatience. »L'agression d'une « collègue », dimanche, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. « Un type lui a mis un coup de poing au visage. Gratuitement. Nous refusons de continuer à être exposés de la sorte. » Car le syndicat met en cause sa direction, depuis une réforme des conditions de travail des agents commerciaux. « Elle veut nous faire sortir de nos guichets, afin d'assurer davantage de présence sur les quais, voire dans les trains. Mais nous ne sommes pas formés à cela. Notre métier, c'est de vendre des billets », clame Guy Rymarczyk.La direction de la SNCF relativise, elle, cette hausse des violences. « L'insécurité, qu'elle touche nos agents ou nos clients, est un vrai fléau. Mais il faut mettre en relation les 516 agressions de 2006 avec les 45 000 agents que compte la SNCF », note un porte-parole.

M. Bosredon