Confirmation de l'amende de 10.000 euros requise contre l'anti-IVG Xavier Dor

JUSTICE La cour a mis sa décision en délibéré au 27 octobre...

20 Minutes avec AFP

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Le 01 mai 2012. A cinq jour du second tour de l'election presidentielle, Marine Le Pen et plusieurs milliers de militants du Front National, celebrent un 1er mai tres politique.  Parti de la place du Palais Royal, le cortege s'est arrete pour un hommage a Jeanne d'Arc, puis a pris la direction de la place de l'Opera pour assiste au meeting de Marine Le Pen. ici Xavier DOR, du mouvement anti-avortement SOS TOUT-PETITS. // PHOTOS : V. WARTNER / 20 MINUTES.FR
Le 01 mai 2012. A cinq jour du second tour de l'election presidentielle, Marine Le Pen et plusieurs milliers de militants du Front National, celebrent un 1er mai tres politique. Parti de la place du Palais Royal, le cortege s'est arrete pour un hommage a Jeanne d'Arc, puis a pris la direction de la place de l'Opera pour assiste au meeting de Marine Le Pen. ici Xavier DOR, du mouvement anti-avortement SOS TOUT-PETITS. // PHOTOS : V. WARTNER / 20 MINUTES.FR — V. WARTNER / 20 MINUTES

L'avocat général a requis lundi la confirmation de la condamnation du militant anti-avortement Xavier Dor à 10.000 euros d'amende pour entrave à l'interruption volontaire de grossesse. Condamné pour s'être introduit à deux reprises dans les locaux du planning familial à Paris en juin 2012, Xavier Dor avait fait appel du jugement rendu il y a un an par le tribunal correctionnel de Paris.

Un acte «absolument insupportable»

«On tue plus de 600 enfants par jour en France, c'est un massacre quotidien», a affirmé devant la cour d'appel de Paris cet ancien pédiatre de 85 ans. «Je ne suis pas un terroriste», a déclaré Xavier Dor, fidèle à sa ligne de défense, considérant l'IVG comme un «meurtre». Dans les locaux du planning familial, il avait donné à une femme qui souhaitait avorter une médaille de la Vierge Marie et une paire de petits chaussons. De la «douce violence», a-t-il concédé.

Prêt à continuer «jusqu'à (sa) mort, et même au-delà»

«Un acte extrêmement violent», a au contraire estimé cette femme qui s'était vu remettre ces objets par Xavier Dor. «J'aurais pu avoir 20 ans», a expliqué cette quadragénaire, jugeant «absolument insupportable» que Xavier Dor «interfère dans la vie des gens». Après le premier jugement, il s'était même permis de lui envoyer une lettre, «c'est remuer le couteau dans la plaie», a-t-elle dénoncé. Face à un Xavier Dor qui s'est dit prêt à continuer «jusqu'à (sa) mort, et même au-delà», les avocats des parties civiles, dont le Planning familial, ont demandé à la cour de dissuader ce «multi-récidiviste» de renouveler ses actions, dont sont victimes des femmes dont il ignore tout de «l'état de détresse», de «vulnérabilité».

Déjà condamné

Il a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des faits similaires. Il avait, en revanche, été relaxé pour son action du 2 avril 2011, où il avait, avec de nombreuses personnes, manifesté devant l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris en exhibant des images de fœtus ensanglantés et en priant. Pour ces faits, le délit ne lui semblant pas suffisamment caractérisé, l'avocat général a requis la confirmation de la relaxe.

Proche des catholiques intégristes, Xavier Dor est à la tête de l'association «SOS tout-petits», créée en 1986 et qui revendique une centaine d'actions dans les années 1980, dont des intrusions dans les blocs opératoires. La cour a mis sa décision en délibéré au 27 octobre.