Paris se prépare à appliquer le péage poids lourds, qui remplace l'écotaxe

20 Minutes avec AFP

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Le périphérique parisien, le 24 octobre 2013.
Le périphérique parisien, le 24 octobre 2013. — BISSON BERNARD/JDD/SIPA

Le Conseil de Paris s'apprête à voter fin septembre la mise en fonctionnement du péage de transit poids lourds sur le boulevard périphérique, successeur de l'écotaxe, a-t-on indiqué dimanche à la Mairie de Paris, confirmant une information au JDD.

Mise en œuvre définitive le 1er janvier 2015

Le dispositif tel qu'il sera présenté les 29 et 30 septembre lors du Conseil de Paris se découpe en deux parties: une première «marche à blanc» dès le 1er octobre, avec activation du système mais «on ne fait pas payer» et la mise en œuvre définitive à partir du 1er janvier 2015, précise à l'AFP Christophe Najdovski, adjoint EELV chargé des transports.

La taxe, qui ne touche que les camions de plus de 3,5 tonnes, s'élèvera en moyenne à 0,13 euro par kilomètre et devrait rapporter cinq millions d'euros par an à Paris, 550 millions pour l'ensemble du pays.

«Décisions prises cet été» au niveau du gouvernement

Ce dispositif «n'est que la déclinaison parisienne de décisions prises cet été» au niveau du gouvernement, justifie Christophe Najdovski. Il a précisé que le boulevard périphérique parisien, ainsi que l'ensemble des autoroutes d'Ile-de-France, faisait partie des 4.000 kilomètres touchés par ce péage dans l'Hexagone.

Le 26 juin, l'Assemblée nationale a en effet adopté un amendement gouvernemental qui remplace l'écotaxe par un péage de transit poids lourds. Sa date d'entrée en vigueur était fixée au 1er janvier 2015, précédée pendant trois mois par «une marche à blanc à l'automne».

Un pic de pollution en Ile-de-France

A la fin d'une semaine marquée par un pic de pollution en Ile-de-France et alors que la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, se rend avec François Hollande au sommet pour le climat à New York mardi, ce péage entend s'attaquer au «transit international» du boulevard périphérique, «source de beaucoup de nuisances pour les riverains», a indiqué M. Najdovski.

Balayant les critiques sur une possible augmentation des prix, notamment de denrées alimentaires, en région parisienne du fait de ce nouvel impôt, l'élu EELV explique: «Le montant de cette taxe est extrêmement modeste» et vise à «inciter le ressort vers les autres modes de transport, ferroviaire ou fluvial».