L'Ile-de-France, royaume des «Tanguy»

ETUDE Le phénomène est connu, mais les proportions surprennent. Après trois ans de vie active, plus d'un jeune Francilien sur deux vit toujours chez ses parents. C'est ce qui ressort d'une étude très riche menée en 2004 par l'observatoire régional de l'emp...

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Le ministre délégué à l'Industrie François Loos a signé mercredi l'arrêté lançant l'appel à candidatures pour l'attribution d'une quatrième licence de téléphonie mobile 3G (ou UMTS), a annoncé à l'AFP un porte-parole du ministère.
Le ministre délégué à l'Industrie François Loos a signé mercredi l'arrêté lançant l'appel à candidatures pour l'attribution d'une quatrième licence de téléphonie mobile 3G (ou UMTS), a annoncé à l'AFP un porte-parole du ministère. — David Hancock AFP/Archives

Le phénomène est connu, mais les proportions surprennent. Après trois ans de vie active, plus d'un jeune Francilien sur deux vit toujours chez ses parents. C'est ce qui ressort d'une étude très riche menée en 2004 par l'observatoire régional de l'emploi et de la formation d'Ile-de-France auprès de 10 000 jeunes ayant achevé leurs études trois ans plus tôt et dont les résultats viennent d'être connus (lire ci-contre).Le nombre de « Tanguy » est particulièrement fort chez les jeunes hommes (61 %, contre 44 % chez les femmes). Le fait d'être en couple ou non influe bien sûr sur cette situation. Or, à l'âge de 25 ans, 22 % seulement des garçons disent vivre en couple, contre 39 % des jeunes filles.Mais vivre « chez papa-maman » dépend aussi du niveau d'études. Les jeunes peu qualifiés, et donc moins âgés, vivent majoritairement chez leurs parents. Il n'empêche : 42 % des bac + 2, âgés en moyenne de 26 ans, vivent tout de même chez leurs « vieux ». Et, de façon plus générale, 67 % de ceux qui vivent chez leurs parents ont un emploi.Le phénomène est spécifique à l'Ile-de-France. Alors que les jeunes qui ont achevé leurs études dans cette région possèdent un niveau de formation plus élevé que ceux formés en province et sont âgés d'un an de plus, ils sont bien plus nombreux à habiter chez leurs parents (+ 5 pour les hommes, + 12 pour les femmes). « Le facteur d'explication numéro 1, c'est le coût du logement », ponctue sans surprise l'observatoire.

M. Hajdenberg