L'architecture prend un coup de jeune

URBANISME Le pavillon de l’Arsenal renouvelle, pour la première fois depuis 2003, son exposition permanente

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La maquette géante de Paris trône toujours au centre du modeste bâtiment industriel. Nettoyée et complétée. Le pavillon de l'Arsenal, centre d'information sur l'architecture à Paris, renouvelle pour la première fois depuis 2003 son exposition permanente* et la dévoile aujourd'hui. Cette institution, créée il y a vingt ans pour montrer les nouveaux projets de l'Est parisien, comme la ZAC Bercy (13e), se donne un grand coup de jeune. Pour preuve, Bercy fait désormais partie du volet « historique » de l'exposition. Des écrans d'ordinateur ont envahi le hall d'entrée. Sur la toute nouvelle base de données, qui sera également en ligne (www.pavillon-arsenal.com), chacun pourra découvrir tous les bâtiments récemment construits à Paris ou à venir.L'image et la maquette ont pris le pouvoir. On peut circuler dans le futur lieu de création artistique du 104, rue d'Aubervilliers (19e) ou découvrir l'étonnante piscine que Patrick Berger prépare pour Belleville. Des diaporamas projetés sur une coque métallique abreuvent le visiteur de photos et d'images de synthèse. « On veut donner envie d'architecture, que les gens qui auraient une appréhension du changement se disent : "Il se passe tout cela dans ma ville et en même temps, elle reste la même"», confie la directrice du lieu, Dominique Alba.La plus emblématique de la créativité actuelle est la partie logements. Une place est faite aux jeunes architectes, qui « arrivent à coller une identité joyeuse dans un tissu urbain très dense, alors qu'avant, le faubourg n'était pas le lieu de l'écriture architecturale », poursuit la directrice.La partie « urbanisme » présente les douze opérations d'aménagement en cours dans la capitale. Des Batignolles (17e) à la ZAC Rive gauche (13e), l'écran zappe d'une photo de l'existant à l'image du futur. Enfin, une place modeste mais symbolique est consacrée à la métropole. Ce qui fait relativiser : de Plaine-Commune à l'île Seguin, les surfaces en chantier représentent plusieurs fois la superficie de la capitale.

Sophie Caillat